The Evolution of CEO Pay in French Listed Companies

Lionel ALMEIDA * Lirsa, Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) ; HESAM Université.Contact : lionel.almeida@lecnam.net.


The highest levels of CEO pay trigger public outrage on a regular basis. A panel of large French listed companies show that these most outrageous levels of pay do not exhibit an upward trend during the 2001-2016 period. On the contrary, the equity-based part of these pays tends to recede since their fair values have been publicly disclosed. On the opposite side, CEO pay rose tremendously in less exposed firms. While public opinion focuses on the highest levels of pay, below-average CEOs catch up with their peers and in the end, they significantly contribute to rising income inequalities. Overall, cash pay rose significantly during the observed period. Market forces, such as pay competitiveness on the market for CEOs and shareholder pressure to increase performance-based components, partly explain rising managerial pays.


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Footnotes

1   De nombreuses sociétés ont mis plusieurs années avant de se conformer à l'exigence de transparence entrée en vigueur en 2001 ; seules un peu plus de quatre-vingts sociétés fournissent une information sur la rémunération individuelle en 2001. Par ailleurs, le panel exclut les sociétés dont le siège social est à l'étranger, pour éviter un biais de pays, et les sociétés dont la structure de rémunération est particulièrement atypique, ce qui concerne surtout les sociétés en commandite par actions (SCA, dont les gérants sont rémunérés, par exemple, sur la base de tantièmes du chiffre d'affaires).

2   Décret du 26 juillet 2012, appliqué aux entreprises majoritairement contrôlées par l'État à partir de 2013. Les sociétés du SBF120 concernées en 2013-2016 sont : ADP, Areva, CNP Assurances et EDF.

3   Les critères quantitatifs les plus fréquemment cités dans les rapports annuels sont : la rentabilité des capitaux engagés, la marge opérationnelle du groupe, le résultat net, le free cash flow, le taux de rentabilité de l'action, etc.

4   Au-delà de 2004, le ratio de bonus moyen le plus faible est celui de 2008 (79 %), qui reste nettement plus élevé que celui de 2001 (62 %).

5   La marginalisation des stock-options en fin de période peut s'expliquer par une fiscalité moins avantageuse à partir de 2012. Elles faisaient aussi l'objet de critiques grandissantes en raison de leur caractère dilutif et des mauvaises incitations faites au dirigeant lors des périodes d'exercice des options (manipulations comptables ou informations trompeuses pour améliorer les performances boursières de court terme, possibles délits d'initiés, etc.).

6   Calcul à partir des données de Insee Première, n° 1669 (octobre 2017), salaires en équivalent temps plein dans le privé et les entreprises publiques, en France, 2001-2015.

7   Cabinet Equilar, Global CEO Pay Trends 2016.

8   La valeur très élevée du neuvième décile en 2001 correspond à des rémunérations totales qui dépassent 8 M€ principalement en raison des valorisations de stock-options. Les sociétés concernées sont par ordre décroissant : Vivendi, L'Oréal, LVMH, Aventis, Dassault Systèmes, Accor, Alcatel et Vinci.

9   La spécification de la régression linéaire et les résultats sont disponibles auprès de l'auteur. Les valeurs présentées sur le graphique sont toutes significativement différentes de zéro, aux seuils usuels, à l'exception de la rémunération totale pour les années 2002 à 2005 et 2009.


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