The Banking Systems in Arabic South-Mediterranean Countries – Growth Financing and Financial Stability Issues

Larabi JAIDI * Senior Fellow, Policy Center for the New South, Rabat. Contact : jaidil@mtds.com.


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Footnotes

1   Le périmètre de notre analyse couvre les six pays arabes sud-méditerranéens : l'Algérie, l'Égypte, la Jordanie, le Liban, le Maroc et la Tunisie en raison de la disponibilité des informations. Le manque d'information sur la Syrie et la Libye, pays dont les institutions et les États sont fortement déstabilisés, ne permet pas un suivi approfondi des changements intervenus dans leurs systèmes financiers. Une référence à ces pays sera faite en fonction de la pertinence de l'information disponible.

2   Des indicateurs, tels que l'indice de compétitivité mondiale établi par le Forum économique mondial, mettent en lumière certaines déficiences structurelles. Le fait que le chômage soit si persistant, en particulier chez les jeunes et les diplômés, indique qu'il s'agit d'un problème structurel nécessitant des réformes structurelles ainsi qu'une croissance économique plus inclusive.

3   Les banques marocaines détiennent à l'étranger 40 filiales, 15 succursales. La contribution des filiales des trois groupes bancaires les plus actifs à l'étranger a atteint 19 % du total de l'actif consolidé.

4   L'évolution de l'indice de Herfindahl-Hirchman (HHI) sur la période 2005- 2015 révèle les mêmes positions de concentration des secteurs bancaires en termes d'actifs, de crédits et de dépôts. Voir Global Financial Developement Database de la Banque mondiale (2016).

5   Les systèmes bancaires des PASM sont plus concentrés que dans les pays émergents, ce qui s'explique par leur taille relativement plus restreinte et la moindre diversification des économies dont ils font partie.

6   Données provenant du site de la Banque mondiale et des rapports du FMI.

7   En témoignent les interventions des banques centrales marocaine, tunisienne, jordanienne pour alerter la profession bancaire sur les taux anormalement bas appliqués par les banques sur certains crédits et sur le respect des principes d'une gestion saine dans l'octroi des crédits notamment dans le financement des actifs immobiliers et financiers, des règles de consortialisation des crédits dans l'objectif de mutualisation des risques.

8   Le niveau de développement financier est mesuré à l'aide de l'indice de développement financier développé par Svirydzenka (2006). Il est composé de neuf indices de développement financier, subdivisés en institutions financières et marchés financiers, lesquels sont aussi subdivisés en profondeur, accès et efficacité (un total de vingt indicateurs).

9   Cette richesse est en grande partie transférée vers le Fonds de stabilisation des recettes pétrolières, qui est géré par la banque centrale. De plus, l'excédent de trésorerie de la société pétrolière nationale est déposé dans la plus grande banque publique algérienne, à savoir la Banque extérieure d'Algérie (BEA). Les ressources du Fonds ont baissé ces dernières années.

10   Selon l'estimation du FMI, le financement monétaire représenterait à la fin de 2018, 23 % du PIB. Rapport du FMI pour les consultations de 2018 au titre de l'article IV.

11   L'apport de dépôts bancaires s'est pratiquement tari en 2018. Les réserves de change de la Banque du Liban ont diminué d'environ 6 Md$ depuis le début de 2018. Voir : FMI, Conclusions de la mission de consultation de 2019 au titre de l'article IV, 10 Juillet 2019.

12   En moyenne, 8,6 % des prêts ne sont pas productifs dans les PASM, contre 4,4 % dans l'Union européenne. Le problème des prêts non productifs est particulièrement aigu en Algérie (près de 15 %). Des progrès ont été accomplis dans la majorité des pays de la région pour réduire le nombre de prêts non productifs, le provisionnement a augmenté à 74 % (moyenne), mais la qualité des actifs reste problématique pour plusieurs pays.

13   Plus de 80 % de l'ensemble des prêts accordés par les banques libanaises étaient libellés en dollars. Au passif, les dépôts libellés en dollars représentaient plus de 70 % du total des dépôts.

14   Toutefois, les banques semblent avoir la capacité d'accroître leurs activités en facilitant l'accès aux financements pour les PME qui se heurtent à ce jour à des obstacles importants. En Jordanie, seulement 10 % environ de l'ensemble des prêts sont accordés aux PME, mais les banques commencent à présent à reconnaître les perspectives de rentabilité de ce pan de l'économie. La mise en place d'un nouveau bureau de crédit et l'amélioration des lois relatives aux sûretés visent à encourager le développement de ce segment et, partant, à dynamiser les créations d'emplois et la croissance économique.

15   En ce sens, des tests de résistance ont été réalisés pour détecter les risques potentiels au sein du système financier.

16   Le climat des affaires au Liban souffre de l'instabilité politique chronique ; le secteur bancaire a fait face par le passé à des difficultés considérables de ce fait. Toutefois, aucune défaillance n'a été constatée, même si le pays a traversé de nombreuses crises politiques délicates au cours des trois dernières décennies.

17   Depuis juin 2007, elle suit l'approche standardisée d'évaluation des risques de crédit selon Bâle II et III et continue de renforcer ses capacités en matière de tests de résistance et d'analyse macroprudentielle.

18   Celles-ci incluent les positions macrobudgétaires exceptionnelles, les fluctuations des flux de capitaux vers les économies et l'impact potentiel des réformes sur la liquidité du marché et les prix des actifs.

19   Les risques liés au climat sont répartis selon la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD) mise en place par le Conseil de stabilité financière (Financial Stability Board – FSD) en deux catégories : des risques liés aux chocs naturels et le risque de transition liés au basculement vers une économie de carbone.

20   La plupart des PSAM ont pris des mesures de mise en conformité avec la norme du GAFI. Ils travaillent également en étroite collaboration avec le Groupe d'action financière de la zone Moyen-Orient et Afrique du Nord (GAFIMOAN) pour corriger les défaillances existantes et mettre en œuvre des plans d'action en matière de LCB-FT.

21   Des systèmes d'alerte précoce efficaces, des évaluations régulières des risques systémiques et des tests de résistance aux macros aideraient à aligner la boîte à outils macroprudentielle sur la nature changeante des risques financiers.


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