Do not follow this hidden link or you will be blocked from this website !

Transforming Finance in the Middle East and North Africa

Rabah AREZKI * Économiste en chef pour la région MENA, Banque mondiale ; membre honoraire, Harvard's Kennedy School of Government. Contact : rarezki@worldbank.org.
Lemma W. SENBET ** Professeur de finance, Chaire William E. Mayer, Université du Maryland, College Park ; directeur exécutif/directeur général sortant, Consortium pour la recherche économique en Afrique (CREA).L'article a été préparé pour le numéro spécial de la Revue d'économie financière n° 136 ayant pour thème « La finance méditerranéenne ». Nous remercions les coéditeurs Vincent Caupin et Xavier Mahieux, ainsi que Hesham Alogeel, Jihad Azour, Omar Bougara, Mohamed Belkhir, Moez Ben Hassine, Olivier Blanchard, Patrick Bolton, Simeon Djankov, Merza Hasan, Mahmoud Mohieldin, Ghiath Shabsigh pour leurs précieuses interventions. Nous remercions également Fang Tan pour son aide efficace sur le plan des recherches. Nous sommes seuls responsables des erreurs qui pourraient subsister.


Download PDF Format


Footnotes

1   L'article couvre les pays de la région MENA, tels que répertoriés par la Banque mondiale. La région MENA inclut la plupart des pays méditerranéens ne faisant pas partie de l'Union européenne, auxquels ce numéro spécial est consacré. Les pays non européens de la Méditerranée comptent notamment la Syrie, Chypre, le Liban, Israël, la Cisjordanie et Gaza, l'Égypte, la Libye, la Tunisie, l'Algérie et le Maroc. Le Tableau en annexe présente des statistiques pertinentes sur les systèmes financiers de chacun des pays de ce dernier groupe.

2   Il va sans dire que les niveaux d'endettement sont des indicateurs insuffisants de la durabilité de la dette et du surendettement. Il convient de tenir compte également des coûts – cruciaux – du service de la dette. En effet, ces dernières années, alors que les pays émergents à faibles revenus ont pu accéder aux marchés du crédit privé, ces coûts se sont envolés. Ainsi les niveaux d'endettement tout comme les coûts du service de la dette sont essentiels à la détermination du caractère durable de la dette et/ou du surendettement.

3   Ce constat est similaire aux conclusions tirées dans le contexte de l'Afrique. Voir, par exemple, la publication d'Allen et al. (2016) pour le NBER. Les auteurs mesurent l'écart de développement sur la base de l'axe de développement financier de référence, calculé à partir d'un échantillon (autres pays pairs). La mesure de l'écart de développement réel pour la région MENA traduit à la fois l'écart d'inclusion et l'écart de développement.

4   Voir, par exemple, Rijkers et al. (2017) pour le cas de la Tunisie sous Ben Ali.

5   Pour des évaluations récentes du désalignement des taux de change, voir les Rapports Article IV et L'évaluation des paiements courants publiés par le FMI pour chaque pays, disponibles sur le site du FMI.

6   La présence de contrôles des capitaux est un facteur limitant. Cela étant dit, les pays connaissant un afflux de devises étrangères élèvent généralement les intérêts afin de maîtriser l'inflation ou racheter et solder les dépôts des ventes aux enchères afin d'absorber l'excès de liquidité.

7   Voir Arezki et al. (2019b) pour une discussion plus complète autour de la neutralité de la concurrence et de la gouvernance d'entreprise des entreprises publiques.

8   Le principe qui consiste à réguler les fonctions, plutôt que les fournisseurs de ces fonctions, est un phénomène relativement nouveau et assez mal compris. Voir Senbet (2019) et les recommandations du groupe de travail sur l'inclusion financière mondiale (Center for Global Development, 2019). Pour une théorie de l'optimisation de la régulation bancaire, ainsi que pour les liens unissant l'assurance dépôts et le développement financier, voir Kose et al. (2000) et Cull et al. (2005), respectivement.

9   Il convient de mentionner ici qu'au moment de s'engager en faveur du développement de systèmes financiers performants et inclusifs, les pays de la région MENA devraient également investir en proportion dans le renforcement des capacités de gestion des risques et de gouvernance. La finance et l'innovation financière n'ont cessé et ne cesseront de se complexifier, nécessitant une main-d'œuvre financière compétente et des capacités de régulation financière.

10   Cette section est tirée d'Arezki et Ghanem (2017).

11   Il s'agit là d'une bonne nouvelle, compte tenu du fait que les indicateurs actuels du développement financier sont uniformément bas pour la région MENA par rapport aux autres pays en développement. La pénétration peut contribuer à réduire l'écart si les jeunes sont correctement incités à entreprendre financièrement, comme l'illustrent parfaitement les entrepreneurs de la Fintech.

12   Les recommandations portent ici principalement sur la technologie financière et non sur d'autres éléments importants du développement financier. La technologie seule ne peut suffire à combler les écarts de développement financier et ces derniers nécessiteront une régulation financière favorable. En effet, l'innovation peut se produire sans technologie – comme cela a été le cas pendant des siècles (par exemple, Equity Bank,une autre réussite kenyane). Voir Senbet (2019).


Share email Share on Facebook Share on Twitter Share on Google+