The External Funding of Non Financial Companies Since the 1984 Financial Deregulation

Michel Boutillier * Professeur des Universités, EconomiX, Université Paris Nanterre. Contact : mic.bou@orange.fr.
Pierre Sicsic ** Conseiller, Direction générale des statistiques, des études et de l'international, Banque de France. Contact : pierre.sicsic@banque-france.fr.Les vues exprimées sont celles des auteurs et n'engagent évidemment ni la Banque de France, ni l'Eurosystème.


On the eve of the 1980s, French companies were financed by significant debt through banks and numerous specialized, segmented and compartmentalized financial institutions. During the following decade, reforms were undertaken to get out of this "economy of administered funding".

After presenting the reform proposals of the early 1980s, this article analyzes the evolution of the financing and governance of non-financial companies that rely more on financial markets. However, it appears that the changes in funding structures were more modest than considered.


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Footnotes

1   La question du coût de financement dans le Livre blanc est soulignée par Quennouëlle-Corre (2018, p. 75).

2   Suivra une courte stabilisation : 2,5 % en 1989, un pic à 3,7 % en 1996 et une longue décroissance conduisant à 1,9 % en 2018, soit le niveau de 1982. La prise en compte de l'inflation rend la progression des charges d'intérêt « en volume » plus forte. Le gain avec une dette à 15 % du PIB et une inflation à 10 % est de 1,5 point (estimation basse) à déduire du 1,8 % de charge nominale d'intérêt de 1982 pour arriver à 0,3 %. Pour 1986 avec une inflation de 3 % et une dette publique de 24 %, il faut déduire 0,7 % des 2,6 % d'intérêts nominaux soit 1,9 %. Pour 2018 la dette à 98 % du PIB et l'inflation (du PIB) à 1,3 % conduit à déduire 1,3 % des 1,9 % nominaux. Les paiements d'intérêt « en volume » pèsent donc un petit peu plus en 2018 qu'au début des années 1980.

3   La nouveauté du financement de marché est surévaluée dès la première page de la préface : « En France, l'État a, depuis toujours, joué un rôle plus important qu'ailleurs suppléant à l'absence d'un vaste marché de capitaux », oubliant la place de Paris avec ses marchés de capitaux intégrés et des marchés à terme à la fin du xixe siècle.

4   Voir Feiertag (2009) citant une note de Lévy-Garboua de 1977.

5   Au début et au milieu des années 2000, les flux de dette bien plus importants que le besoin de financement correspond à une poussée des sorties d'investissements directs de sociétés résidentes à l'étranger.

6   Leur apparition significative en 1986 et la substitution concomitante au crédit bancaire ne sont guère l'amorce d'un développement significatif.

7   L'assurance vie qui devient un support majeur de l'épargne des particuliers durant les années 1980 et le début des années 1990 a une orientation prépondérante « en euros », c'est-à-dire qu'elle est presque exclusivement investie en titres de dette.

8   La variation des encours baisse plus que les flux en 1995.

9   Aux États-Unis, la dette du secteur Non Financial Business est de presque 80 % du PIB, le pic précédent en 2008 était d'environ 72 %, voir l'article de Vandevelde (2020). Pour la France le rapport au PIB passe de 60 % en 2010 à 72 % en 2019.

10   La source disponible de prêts bancaires via le Service central des risques donne un poids des PME bien plus important que le poids des PME dans l'investissement total (le dernier point disponible en mai 2020 est de 482 milliards sur 950 de prêts hors Divers SCI). La décomposition de l'endettement par type de sociétés non financières reste un sujet à creuser.


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