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The Return of American Twin Deficits

Michel Dupuy * Université de Bordeaux, Larefi. Contact : michel.dupuy@u-bordeaux.fr.
Sylvie LACUEILLE ** Kedge Business School. Contact : sylvie.lacueille@kedgebs.com.


By adopting an expansionary fiscal policy at the end of 2017, the United States returned to twin deficits (fiscal and current). In 2019, the federal budget deficit is projected to reach 5% of GDP, while the current account deficit is projected to be close to 3% of GDP. Having established the existence of a positive long-term relationship between the budget deficit and the current account deficit in the United States, this article highlights the specificities of the current twin deficits. These deficits differ from past deficits, first of all in the context of the emergence of deficits and then in their financing. While previous twin deficits appeared in an underemployment economy, the current episode of double deficit occurred in a context of full employment. On the other hand, the sources of financing of the twin deficits now come mainly from non-resident private investors, whereas until 2014 it was the non-US central banks that, by placing their foreign exchange reserves in Treasuries, ensured the bulk of the financing of these deficits. In the absence of serious rivals of the dollar as international reserve currency, the twin US deficits are now financed without difficulty. However, this situation may not last. The increase in US external debt could eventually lead to an increase in US long-term interest rates and/or a depreciation of the dollar.


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Footnotes

1   Les auteurs tiennent à remercier les rapporteurs pour leurs remarques et suggestions.

2   Selon le portail RePEc, 115 articles scientifiques contenaient, en avril 2019, le terme « twin deficits » dans leur titre.

3   La condition d'équilibre épargne-investissement en économie ouverte est obtenue en combinant l'identité emplois-ressources en biens et services (Y + M = C + I + G + X) et l'équation relative à l'utilisation du revenu (Y + U = C + S + T), avec Y le PIB, M les importations, C la consommation, I l'investissement, G les dépenses publiques, X les exportations, U les revenus nets reçus de l'étranger (solde du compte des revenus primaires et secondaires), S l'épargne privée et T les recettes fiscales.

4   L'absence de causalité entre le déficit budgétaire et les taux d'intérêt à long terme trouve son explication dans le fait que les entrées massives de capitaux aux États-Unis réduisent, voire annulent, les pressions à la hausse sur les taux d'intérêt dues à la politique budgétaire expansionniste.

5   En théorie, un deuxième effet peut jouer : la dépréciation du dollar provoquée par la dégradation des comptes extérieurs américains conduit les investisseurs non américains à réduire leurs placements en dollars (on considère ici que les créanciers des États-Unis sont de moins en moins disposés à supporter le risque de change lié à la détention de titres en dollars). La fuite de capitaux en dollars vers d'autres devises nuit alors à la croissance américaine car elle réduit les sources de financement. Cet effet a cependant été limité jusqu'à présent dans la mesure où les investisseurs internationaux ne disposent pas d'« une alternative aux placements en actifs en dollars » (Artus, 2018b).


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