The Evolution of Banking Business Models

Olivier De Bandt * Directeur de l'Économie et de la Coopération internationale, Banque de France.Contact : olivier.debandt@banque-france.fr.
Sébastien FRAPPA ** Adjoint au chef du Service d'analyse des risques bancaires, Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Contact : sebastien.frappa@acpr.banque-france.fr.Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que les auteurs et ne correspondent pas forcément à la position de la Banque de France ou de l'ACPR. Les auteurs remercient Julia Schmidt pour ses commentaires et Mary Everett pour la fourniture des données sur les GSIB européennes.


The article analyses the evolution of banking business models in developed countries over the last 40 years and shows that after the rapid growth of banking activities induced by the deregulation starting in the 80s, the 2008-9 crisis has triggered significant changes in favour of more traditional and less market-oriented models. At the same time, after the increase in cross border exposures before the 2008-9 crisis, internationally oriented business models have been adversely affected by the crisis and the regulatory response has increased convergence. But some differences remain among banks, with some systemic institutions (GSIB or Global Systemically Important Institutions) that have continued their internationalisation. Overall, the relative profitability of universal or more specialised models has varied over time: the performance of retail and universal banking models has improved in the aftermath of the crisis, but they still face some challenges.


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Footnotes

1   Notamment titres reçus en pension livrée, titres de transaction, titres de placement et titres d'investissement.

2   La banque de détail est active dans les services aux particuliers et aux PME et le financement du crédit à l'habitat. Ces banques ont tendance à être financées au moyen de dépôts de la clientèle de détail.

3   Les activités de banques de trading peuvent être divisées en deux grandes catégories : (1) la banque d'investissement qui fait référence aux activités dans lesquelles les banques tirent des revenus pour collecter des capitaux pour des clients sur des marchés des titres de créance et d'actions ou des services de conseil en fusions et acquisitions ; (2) les activités de trading pur sur les marchés financiers actions, obligataires, de change et de matières premières.

4   Banques qui exercent des activités de prêt, mais qui ont également d'importantes activités hors prêt. Ces groupes ont à la fois des activités de banque de détail (service aux particuliers et PME), de banque de financement (grandes entreprises) et de banque d'investissement/trading. Ce sont parfois des conglomérats qui ont également des activités dans l'assurance et la gestion d'actifs.

5   Les banques de trading sont celles ayant un ratio « actif de trading/total actifs » > 30 % ; les banques universelles sont celles ayant un ratio « actif de trading/total actifs » compris entre 2 % et 30 % et un ratio « prêts/total actif » > 15 %. Les banques de détail sont celles ayant un ratio « actif de trading/total actifs » < 2 % et un ratio « prêts/total actif » > 15 % ». Les banques qui ne respectent pas ces critères sont classées en catégorie « autres », mais étant donné la diversité et le nombre réduit des banques de ce modèle, cette catégorie n'est pas reprise dans les graphiques.

6   Nous appliquons la méthodologie décrite ci-dessus à un panel de données annuelles, couvrant 103 banques de taille supérieure à 100 Md$ de total bilan consolidé sur la période 2005-2019. Les données sont extraites de SNL.

7   Les titres de niveau 3 sont des titres considérés comme les moins liquides et les plus difficiles à évaluer. Ils ne sont pas échangés fréquemment, il est donc difficile de leur donner un prix de marché fiable et précis. La juste valeur de ces actifs ne peut être déterminée que par des modèles financiers fondés sur un certain nombre d'hypothèses.

8   Notamment la compensation centrale obligatoire sur certains produits dérivés standardisés avec une contrepartie centrale (CCP) et des suppléments de charges en capital pour les positions compensées bilatéralement.

9   Le rendement sur actifs (RoA) des banques a suivi une évolution similaire selon les business models.


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