Debt, Development and Dependence: Financial Stability and Debt for Economic Development in Emerging Markets

Carl Magnus Magnusson * Analyste des politiques, OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Contact : carlmagnus.magnusson@oecd.org. Cet article a été rédigé à titre personnel et ne reflète pas nécessairement les opinions de l'OCDE.


Borrowing, both public and private, has increased significantly in emerging markets (EMs) in recent years. These developments have given new impetus to the debate about the potential detrimental effects of indebtedness in developing countries, which range from sluggish growth and financial instability to alleged political subversion. Yet, many emerging economies have grown at extraordinary rates in the past decades, sometimes on the back of debt-driven investment. What to make of these seemingly contradictory statements? Is debt for growth a viable strategy? The common theme of the wide-ranging possible drawbacks of indebtedness is dependence. Debt can increase a country's dependence on both monetary and other economic policies of other countries, as well as on political and regulatory developments in those countries, and sometimes even on the good faith of private creditors in other jurisdictions. This article discusses how this dependence can either be exacerbated or mitigated depending on the nature of the debt. Because of the costliness of financial crises, it focuses in particular on financial stability risks, offering some lessons from the LDC debt crisis and the East Asian crisis that can help provide an idea of how the current situation may develop if monetary policy in advanced economies begins returning to more “normal” conditions. A number of possible measures (besides domestic policy in emerging economies) to avoid the severity of future crises are also discussed.


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Footnotes

1   Même si nous ne les évoquons pas explicitement dans ces exemples, il faut également prendre en compte d'autres éléments importants tels que la juridiction applicable et le mode de remboursement.

2   Source : Federal Reserve Economic Data (FRED).

3   Ibid.

4   Source : banque mondiale.

5   Même si on pourrait raisonnablement affirmer que le risque a diminué pour les pays créanciers en raison de la diversification de la base des créanciers, réduisant ainsi le risque de concentration, la crise de la zone euro constitue un bon exemple du fait que l'exposition peut encore être suffisamment importante pour représenter une véritable menace pour les pays créanciers. Par exemple, l'exposition totale des banques françaises au secteur public de la Grèce, de l'Irlande, du Portugal et de l'Espagne représentait 89 Md$ en 2010, tandis que l'exposition totale (incluant les banques et le secteur privé) à ces pays par les mêmes banques françaises s'élevait à plus de 440 Md$ (BRI, 2011).

6   Nous n'évoquerons pas, par exemple, le recours à d'importantes réserves de devises et (ou) le contrôle des capitaux par les économies émergentes, ni les règles de politique monétaire appliquées par les économies avancées afin de réduire les retombées (voir, par exemple, Rajan, 2019).

7   Il faut toutefois noter que la Banque mondiale considère les banques commerciales publiques comme des entités privées. Cela signifie qu'elles ne sont pas incluses dans l'Initiative de suspension du service de la dette (ISSD) (Brautigam, 2020).


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