Club de Paris and G20 Action on Debt Treatment at the Time of Covid-19

Schwan Badirou Gafari * Secrétaire général, Club de Paris, Direction générale du Trésor.Contact : schwan.BADIROU-GAFARI@dgtresor.gouv.fr.
Arthur Bauer * Adjoint au secrétaire général, Club de Paris, Direction générale du Trésor.Contact : arthur.BAUER@dgtresor.gouv.fr.


The liquidity crisis related to the Covid-19 pandemic could turn into a solvency crisis, requiring some countries to restructure their public debt. We indicate here that the change in the public debt landscape in low-income countries characterized by, on the one hand, the emergence of new (official non-Club de Paris or private) creditors and, on the other hand, the diversification of financing instruments, has strengthened the need for coordination. Then we recall the role of the Club de Paris as the principal international forum for restructuring official bilateral debt and its main principles. Finally, we present the joint action of the G20 and the Club de Paris. First, in response to the liquidity crisis, the debt suspension initiative (DSSI) represents an example of an effective coordination between Club de Paris creditors and other G20 creditors. Second, the Common Framework adopted on November 13, 2020, inspired by Club de Paris principles, should allow for coordination among the main official bilateral creditors for future restructuring when debt is unsustainable.


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Footnotes

1   Les économies à faible revenu visent les pays éligibles au financement concessionnel de la Banque mondiale, c'est-à-dire des pays à faible revenu, mais aussi des petits États vulnérables à revenu plus élevé.

2   Voir le site : https://databank.worldbank.org/source/international-debt-statistics:-dss, et calculs des auteurs.

3   Ici : la Chine, la Colombie, l'Égypte, la Hongrie, l'Inde, la Malaisie, la Pologne, l'Afrique du Sud, la Thaïlande, la Turquie, et les Émirats Arabes Unis dont les créances sont non nulles.

4   Horn et al. (2019), en s'appuyant sur un recensement détaillé des prêts octroyés par la Chine et de leurs caractéristiques, ont estimé que 50 % des créances chinoises n'étaient pas comptabilisés dans les statistiques de la Banque mondiale et du FMI. Le FMI (2020) ne partage pas cette analyse dans la mesure où la structure d'endettement des pays bénéficiant d'un programme FMI permet de conclure à une surestimation par ces auteurs de la dette cachée qui peut s'expliquer par la prise en compte de la dette contractée mais non déboursée, ainsi que de dette non garantie par l'État.

5   Voir le site : https://www.oecd.org/dac/financing-sustainable-development/development-finance-topics/Global-Outlook-on-Financing-for-SD-2019.pdf.

6   Haussman et al. (2006) montrent ainsi que le taux de change réel des pays en développement est trois fois plus volatil sur le long terme que le taux de change des pays industrialisés.

7   Un niveau d'endettement local élevé induisant une incitation importante pour les gouvernements à augmenter l'inflation (Reinhart et Rogoff, 2009).

8   Déclaration du Sommet des chefs d'État du G20 à Hangzhou (septembre 2016), Plan d'action des chefs d'État du G20 de Buenos Aires (décembre 2018) et déclaration du Sommet des chefs d'État du G20 à Osaka (juin 2019).

9   L'Allemagne, l'Australie, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Canada, la Corée du Sud, le Danemark, l'Espagne, les États-Unis, la Finlande, la France, l'Irlande, Israël, l'Italie, le Japon, la Norvège, les Pays-Bas, la Russie, le Royaume-Uni, la Suède, la Suisse.

10   Les pays éligibles à l'initiative sont les 72 pays éligibles au guichet concessionnel de la Banque mondiale (Association internationale de développement, AID), qui ne sont pas en situation d'arriérés vis-à-vis des institutions multilatérales (ce qui exclut l'Érythrée, le Soudan, la Syrie et le Zimbabwe) ainsi que l'Angola, en raison de son statut de PMA au sens des Nations unies. 73 pays sont donc in fine éligibles, dont 38 pays africains.

11   Trois paramètres financiers : (1) la réduction du stock de dette en valeur actuelle nette ; (2) la réduction nominale du service de la dette pendant la durée du programme FMI ; (3) la duration moyenne des créances.


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