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An Underestimated Problem: Concentration of Large Banks in Europe

Jézabel Couppey-Soubeyran * Économiste, maîtresse de conférences, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.Contact : couppey@univ-paris1.fr.
Théo Nicolas ** Économiste et chercheur, Direction d'étude et d'analyse des risques (DEAR), Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Contact : theo.nicolas@banque-france.fr.


The consolidation of the European banking sector could increase again with the health crisis. Its impact on the soundness of the sector and the availability of financing is often discussed, its measurement much less so. However, in this article we draw attention to a problematic aspect of concentration or market power measurements. These are generally based on unconsolidated data, which means that the national market power of groups is ignored. This results in an underestimation that we propose to correct. Our correction, based on SURFI data from the Banque de France, raises the share of assets of the five largest resident banks in the total assets of the French banking sector by about 30 percentage points. This underestimation is not neutral from the point of view of prudential policies: concentration is clearly not the same problem depending on whether it is assessed at 50% or 80%.


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Footnotes

1   Le même indicateur est parfois calculé à partir des trois plus grands établissements.

2   BPCE a figuré sur la liste des G-SIB du FSB de 2011 à 2016, en est ensuite sorti, puis y est de nouveau entré en 2018.

3   Autrice du site « L'éco en schémas » : https://www.ecoenschemas.com.

4   L'auteur examine la qualité de la base Bankscope à travers l'exemple du secteur bancaire indien en la comparant à celle d'une base de données de la Central Bank of India.

5   Ce rapport soulignait que « l'accès aux données bancaires et financières se heurte à la dispersion des informations, à leurs coûts d'accès, à leur plus ou moins bonne qualité et à d'éventuelles contraintes réglementaires et juridiques ».

6   Cette étape est réalisée à partir du tableau SURFI « Situation ».

7   Les filiales d'un même groupe pouvant se prêter les unes aux autres, nous avons soustrait à l'actif du groupe bancaire la somme des opérations intragroupes recensées à l'actif du tableau SURFI « opérations avec le groupe ».

8   Pour l'indice de Lerner, des éléments du tableau « Compte de résultat » de la base SURFI sont nécessaires au calcul des ratios utiles à l'estimation du coût marginal qui entrent dans cet indicateur.

9   Aux États-Unis, le total de bilan des groupes bancaires systémiques listés par le FSB est passé de 9 800 Md$ en 2011 à 10 600 Md$ en 2016. En Chine, il a explosé en passant de 1 900 Md$ à 11 900 Md$ au cours de la même période. L'évolution du cours de change euro/dollar au cours de la période (plus élevé en début qu'en fin de période) réduit la hausse observée dans la zone euro quand on l'exprime en dollars pour pouvoir la comparer à celle des autres pays.

10   Communiqué de presse : « ECB Finalises Guide on Supervisory Approach to Consolidation », https://www.bankingsupervision.europa.eu/press/pr/date/2021/html/ssm.pr210112˜920b511a1c.en.html.

11   Ce TLAC, calculé à partir des fonds propres et d'autres éléments de passif tels que des dettes transformables en actions, en vigueur depuis janvier 2019, doit dépasser 16 % des actifs pondérés par les risques. Ce minimum sera porté à 18 % à partir de janvier 2022. Également exprimée en pourcentage du total des actifs, la capacité d'absorption des pertes doit dépasser 6 % des actifs (6,75 % à partir de 2022).


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