Accès au crédit et prévention du surendettement

François Villeroy de Galhau Gouverneur, Banque de France. L'auteur tient à remercier Laurent Abraham, Carine Bouthevillain, Pavel Diev et Céline Mistretta-Belna pour leur collaboration dans la préparation de ce texte.
Gérard Jouve
Annick STETA Docteur en sciences économiques ; chercheur associé, CEREFIGE (Centre européen de recherche en économie financière et gestion des entreprises), université de Lorraine.


François Villeroy de Galhau et Gérard Jouve rappellent l'ambivalence des pouvoirs publics et des médias envers le crédit, considéré à la fois comme un instrument de régulation nécessaire du niveau de vie, mais aussi comme une source potentielle de surendettement inspirant la méfiance. Les procédures bancaires d'instruction des demandes de crédit à la consommation et notamment la méthode du scoring permettent d'apprécier finement le risque. Dans leur établissement, 30 % des demandes de crédit sont ainsi refusées sur cette base. Sur les crédits acceptés, la charge effective du risque représente entre 1,5 et 2%, due, dans les trois quarts des cas, à des accidents de vie et non au surendettement. Plutôt qu'un fichier positif concentré exclusivement sur les crédits, l'instauration d'un fichier préventif enregistrant, pour une personne, les différents incidents de paiement permettrait, selon les auteurs, de renforcer encore la maîtrise du risque et de prévenir ainsi le surendettement.

Partager par email Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Google+