Intermédiation bancaire et marchés : à la recherche de nouveaux repères

Michel Castel * Ancien directeur, Banque de France ; ancien chargé de cours en Master 2 banque, finance, assurance, Université de Paris X Nanterre. Contact : michelcastel@gmail.com.


La crise ayant remis en cause la croyance largement répandue dans les vertus du financement quasi exclusif de l’économie par le marché, Michel Castel s’interroge sur le bon équilibre à retrouver entre intermédiation bancaire et marché, question

La crise ayant remis en cause la croyance largement répandue dans les vertus du financement quasi exclusif de l'économie par le marché, Michel Castel s'interroge sur le bon équilibre à retrouver entre intermédiation bancaire et marché, question importante sous-jacente aux débats actuels sur la réforme du contrôle prudentiel et les nouvelles exigences de fonds propres. Il n'y a pas de taux d'intermédiation idéal. Celui-ci peut varier selon les pays, les institutions, les comportements d'épargne, mais la marchéisation des financements au cours des dernières années dans les différents pays a été clairement facteur d'instabilité. Si l'intermédiation bancaire ne présente pas que des vertus, elle paraît plus robuste à moyen terme, disposant de forces de rappel, la conservation des crédits aux bilans obligeant les banques à plus de prudence. L'auteur énonce ainsi les grands principes dont devrait s'inspirer la nouvelle régulation pour assurer ce rééquilibrage, en doutant fortement qu'ils soient mis en oeuvre : le champ d'application des règles prudentielles est très différent entre l'Europe et les États-Unis et l'influence de la finance anglo-saxonne reste très forte...

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