Nécessité et insuffisance de la réforme financière

Charles-Henri Filippi Président, Alfina ; auteur de L’argent sans maître (éditions Descartes).


Charles-Henri Filippi souligne l’erreur fondamentale de ce qu’il appelle « l’idéologie de marché inancier », qui, oubliant les liens directs entre marché des capitaux et création monétaire, a désarmé le régulateur et précipité

Charles-Henri Filippi souligne l'erreur fondamentale de ce qu'il appelle « l'idéologie de marché inancier », qui, oubliant les liens directs entre marché des capitaux et création monétaire, a désarmé le régulateur et précipité la crise. L'aveuglement collectif a été facilité par un contexte inédit de facteurs de production peu chers et les gains de productivité des technologies de l'information, qui ont permis un quart de siècle de prospéritéet masqué les déséquilibres. Les inégalités croissantes entre les plus favorisés et les classes moyennes, exposées à la déflation des coûts de main-d'oeuvre en économie mondialisée, n'ont été compensées qu'un temps par la facilité financière. La perspective de rareté des ressources naturelles a été ignorée. Pour l'auteur, le défi est aujourd'hui de sortir d'un carré vicieux : comment, dans un monde non gouverné, où les ressources sont rares, réduire les déséquilibres et les inégalités ? Ce défi va bien au-delà de la sphère financière, mais celle-ci doit contribuer à le relever : en privilégiant la fixation des objectifs plutôt que les règles, en favorisant l'avènement de véritables marchés liquides, profonds et transparents, en mettant la finance au service des besoins d'investissement à long terme, impliquant de nouvelles coopérations entre le public et le privé.

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