Théorie de la prédation

Jean Peyrelevade Président du Crédit Lyonnais


Jean Peyrelevade présente une « théorie de la prédation », illustrée notamment, dans certains ecteurs, par une surrémunération du capital par rapport à la moyenne observée dans l’ensemble de l’économie. En cause notamment

Jean Peyrelevade présente une « théorie de la prédation », illustrée notamment, dans certains ecteurs, par une surrémunération du capital par rapport à la moyenne observée dans l'ensemble de l'économie. En cause notamment la concurrence imparfaite, la sous-rémunération du travail, le recours excessif à l'effet de levier, à travers l'augmentation du risque et son transfert mal rémunéré sur autrui. Certaines activités de pari pour compte propre, sans utilité sociale, sont prédatrices par destination. Les activités financières, qui représentaient en 2007 aux États-Unis moins de 10 % de la valeur ajoutée, mais 35 % des profits, seraient ainsi clairement prédatrices. Elles continuent à se déplacer vers des activités plus risquées, plus rémunératrices et d'utilité sociale plus limitée. Parmi ses propositions : l'augmentation des normes de fonds propres et de crédit, la pénalisation ou l'interdiction des activités de pur pari pour compte propre par les banques, comme le prévoit la récente réforme américaine, qui remet en vigueur, sous une forme renouvelée, la séparation du Glass-Steagall Act.

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