Re-réglementation financière internationale : un défi transatlantique

Jacques Mistral Senior Fellow, Brookings Institution ; conseiller spécial, Institut français des relations internationales (IFRI). Contact : mistral@ifri.org.


Il est désormais largement admis que la crise a montré l’échec des marchés. Lors de sa première réunion, à Washington en novembre 2008, le G20 a entrepris une campagne de re-réglementation. Des mois de négociation plus tard, ses membres

Il est désormais largement admis que la crise a montré l'échec des marchés. Lors de sa première réunion, à Washington en novembre 2008, le G20 a entrepris une campagne de re-réglementation. Des mois de négociation plus tard, ses membres semblent manifestement moins enclins à se mettre d'accord sur des principes et de grands objectifs, et à définir et faire appliquer des règles et des engagements. Toronto, le quatrième sommet du G20, n'a apporté que peu de progrès tangibles.
L'article examine d'abord les raisons fondamentales pour lesquelles une convergence internationale des régulations financières est difficile dans un monde multipolaire et hétérogène. Néanmoins, la prévention des risques systémiques et le renforcement de la réglementation et de la supervision bancaire ont significativement progressé et témoigneront à Séoul d'actions réussies dans la ligne des décisions du G20. Ceci met en évidence ce que nous appelons « une convergence viable ». Dans l'avenir, l'ordre du jour atteindra des questions plus périlleuses comme le traitement des SIFI et des dérivés. Les opinions pourraient être encore plus opposées sur la convergence en matière de normes comptables et de banques d'investissement. La conclusion porte sur les chances de rendre le système financier plus sûr et invite le sommet de Séoul à ne pas s'appuyer seulement sur les résultats actuels mais à donner une nouvelle impulsion afin d'améliorer la convergence des normes financières internationales.

Partager par email Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Google+