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Regards croisés sur le système monétaire international

Patrick Artus * Conseiller économique, Natixis. Contact : patrick.artus-ext@natixis.com.
Valérie Mignon **** Professeur des Universités, Université Paris Nanterre, EconomiX-CNRS et CEPII. Contact : valerie.mignon@parisnanterre.fr.Cet article reprend de nombreux développements figurant dans Coudert et al. (2019, 2020).
André Cartapanis * Professeur, Sciences Po Aix. Contact : andre.cartapanis@sciencespo-aix.fr.
Amina Lahreche-Revil CEPII, TEAM-CESSEFI et Université d’Amiens
Agnès Bénassy-Quéré
Marc Flandreau
Romain Slitine


À l’occasion d’une table ronde organisée dans le cadre des 27ème Journées d’économie financière et monétaire (Bordeaux, juin 2010 ; CNRS GdRE 335), les auteurs ont confronté différents points de vue sur le système monétaire

À l'occasion d'une table ronde organisée dans le cadre des 27ème Journées d'économie financière et monétaire (Bordeaux, juin 2010 ; CNRS GdRE 335), les auteurs ont confronté différents points de vue sur le système monétaire international. Marc Flandreau analyse le rôle joué parle marché américain des « acceptances » dans la montée en puissance du dollar comme monnaie internationale au début du XXème siècle et souligne le soutien actif apporté par la banque centrale et les responsables politiques américains. Pour André Cartapanis, le dollar et l'euro semblent s'être installés dans une configuration stable mais hiérarchisée - le dollar monnaie internationale incontestée et l'euro brillant second - qu'une analyse strictement économique ne permet pas d'expliquer. Le statut de monnaie internationale répond en effet aussi à des facteurs spécifiquement politiques et l'euro ne dispose pas, sur ce plan, des mêmes attributs que le dollar. Patrick Artus traite de la manière dont les marchés perçoivent les évolutions en cours : des déséquilibres vont se maintenir mais se déplacer avec la réduction en cours des excédents commerciaux chinois et une attention de plus en plus forte est portée par les investisseurs à la qualité des actifs au bilan des banques centrales. Agnès Bénassy-Quéré insiste sur les divergences entre les poids relatifs, dans les pays développés et émergents, des économies réelles et financières, causes de fortes variations des taux de change et d'asymétries d'ajustement. Elle explore les différentes voies de réforme du système monétaire international.

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