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Innovation, technologie et finance

Ce numéro a pour ambition de fournir un panorama complet des bouleversements en cours dans le secteur financier sous l’effet de la révolution numérique. La finance est confrontée à une nouvelle révolution technologique qui modifie de manière très profonde les modèles économiques des acteurs de ce secteur. En effet, le digital remet en cause l’organisation de la banque et de la finance. La relation-client, la tarification, les moyens de paiements mais aussi les transactions sur les marchés sont affectés ; de nouveaux acteurs apparaissent qui concurrencent les établissements financiers sur certains segments de leurs activités. Ces changements nécessitent en outre de repenser la régulation. Enfin, plus que jamais, se pose le problème de la sécurité des transactions.

En plus de ce thème principal, ce numéro propose une chronique d’histoire financière sur la monnaie, les riches et les pauvres dans la France du XIXe siècle, ainsi que deux articles sur différents sujets de l’actualité économique et financière, l’un qui s’intéresse aux systèmes de couverture des risques de défaillances bancaires, et plus particulièrement au système de garantie des dépôts, l’autre qui cherche à déterminer dans quelle mesure les agences de notation se sont développées et ont accru leur pouvoir grâce aux trois séries d’accords de Bâle.

REF 120 Innovation, technologie et finance

Menaces et opportunités

publication : décembre 2015 272 pages

In memoriam accès libre

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Jean Saint-Geours, un « homme aux talents multiples », ainsi l’a qualifié le journal Le Monde. Parmi ces talents, il en est un qui nous touche particulièrement : sa proximité philosophique avec la Revue d’économie financière (REF). Jean Saint-Geours aurait pu être le parrain de la REF, et ce, pour deux raisons au moins. D’abord parce que la finance, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il la connaissait. [...]

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Introduction accès libre

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Ce numéro de la Revue d’économie financière est consacré aux interactions entre la technologie, l’innovation et les systèmes financiers. Il s’agit ici d’éclairer par quelques témoignages et analyses nos lecteurs sur les transformations en cours et leurs implications tant pour les modèles d’affaires des institutions financières que pour l’action des régulateurs. Loin de nous de prétendre faire un examen exhaustif de la question, car ses contours sont en renouvellement constant […]

Bertrand Lavayssière Ivan Odonnat

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La conduite du changement technologique

Banque et nouvelles technologies : la nouvelle donne

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Les nouvelles technologies engendrent pour chacun un nouveau rapport au monde et induisent une série de révolutions en chaîne, dans notre vie quotidienne comme dans l’entreprise. La première est une révolution commerciale, qui bouleverse les rapports entre les producteurs, les distributeurs et les clients, aux bénéfices de ces derniers. La révolution technologique positionne également les collaborateurs au centre de l’entreprise, avec des impacts sur l’organisation. Enfin, le facteur sociétal est désormais prépondérant, car la société devient une véritable partie prenante de l’entreprise, Internet et réseaux sociaux obligent.

L’entreprise-banque, et plus spécifiquement la banque commerciale, n’échappe pas à ces bouleversements, bien au contraire, étant au cœur de l’activité économique. La banque doit donc se réinventer, sans perdre de temps. Les gens n’ont pas moins besoin de banques et la relation intuitu personae reste un élément fondamental du métier de banquier. Selon nous, la seule issue passe par la réinvention de la banque de proximité capable de promouvoir ce que nous pouvons appeler « la banque sans distance » qui offre plus de praticité, de pertinence et de personnalisation du conseil.

Classification JEL : G21 L22 O33


Olivier Klein

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Histoire d’une transition numérique : Société Générale

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Tous les métiers et les implantations géographiques du groupe Société Générale ont pris la mesure de la « révolution » des comportements et des usages à l’ère des nouvelles technologies. Société Générale a connu une profonde mutation basée sur l’alliance du digital et de l’humain, une véritable opportunité pour devenir la banque relationnelle de référence pour l’ensemble de ses parties prenantes.

S’appuyer sur les leviers de l’ère numérique, de l’ère de la multitude, pour effectuer cette transformation, libérer l’intelligence collective des collaborateurs, les doter des outils d’aujourd’hui, leur offrir de nouveaux espaces demain, leur permettre de s’ouvrir à l’écosystème de la créativité digitale, pour innover et être acteurs de cette transformation numérique sont des actions désormais très largement engagées. La transition numérique étant en continuelle évolution, l’innovation produit devient innovation de l’expérience client, de la rupture et devient ouverte et partagée.

Classification JEL : G21 O31 O32


Françoise Mercadal-Delasalles

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Technologie et transformation des services bancaires : l’exemple de TechnoVision de Capgemini

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Le secteur bancaire se trouve à une importante croisée des chemins, suite à la menace grandissante de rupture et de désintermédiation engendrée par des acteurs non traditionnels, notamment les entreprises FinTech et de nouvelles banques plus souples. Les innovations rapides et les avancées technologiques ont fait de la technologie une pierre angulaire dans la différenciation concurrentielle et l’entretien d’une croissance profitable et durable en fournissant une expérience client et une efficacité opérationnelle supérieures. Ces changements obligent les banques à placer la technologie au centre de leur identité et de leurs stratégies commerciales pour réussir leur transformation numérique. Il faut désormais la placer au premier plan de l’entreprise.TechnoVision fournit aux directions des systèmes d’information et aux experts en technologie des banques une structure claire et des éléments constitutifs permettant de remodeler leurs entreprises pour réussir dans cette époque de mutation accélérée. Elle fournit également quelques pistes aux responsables des métiers desdites banques pour mieux tirer parti de la technologie dans leur transformation.

Classification JEL : G21 L10 L86


André Cichowlas

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Des modèles économiques à repenser

Les modèles économiques bouleversés par le digital

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Quatre exemples illustrent la manière dont le digital impacte différents métiers des institutions financières dans la génération de leurs revenus mais aussi dans la substance même de l’activité. Au-delà de ces exemples, souvent indissociables des changements réglementaires, l’auteur illustre les évolutions dans la génération de revenus, dans la gestion des coûts et la gestion des comptes d’exploitation et du bilan.

Classification JEL : G20 L25 O33


Bertrand Lavayssière

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Innovation, concurrence et réglementation pour la fourniture de services bancaires en ligne

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Le développement de services bancaires en ligne modifie les interactions concurrentielles dans le secteur de la banque de détail. De nombreuses entreprises non bancaires (opérateurs de télécommunications, marchands, start-up, plates-formes) concurrencent désormais les banques en proposant des services de paiement, de mise en relation entre prêteurs et emprunteurs, de collectes de données bancaires. Dans ce contexte, différentes instances réglementaires ont adapté le cadre législatif en vigueur afin de favoriser les entrées sur le marché, tout en protégeant les consommateurs des risques associés à ces activités. Cet article se propose de faire le point sur les liens entre innovation, concurrence et réglementation dans le secteur des services bancaires en ligne.

Classification JEL : E42 G21 L96 O33


Marianne Verdier

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La tarification et le big data : quelles opportunités ?

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Data scientist a été déclaré le travail le plus « sexy » du XXIe siècle par la Harvard Business Review. En quoi l’exploitation des données de masse peut-elle révolutionner les services financiers et leurs tarifications ? Quels sont les freins au déploiement du big data et quelles sont les pressions ? En dépit de nombreuses limites en France, des opportunités apparaissent, qu’il faut saisir aujourd’hui.

Classification JEL : G20 L11 L86 L96


Jean-Marc Boyer

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Transformation des instruments et des lieux de transaction

Les moyens de paiement, quelle innovation ?

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Après une longue période de stabilité, le monde des paiements doit s’adapter pour accompagner les tendances de consommation actuelles dans un contexte d’effervescence d’innovations et de renforcement de la concurrence. Pour répondre à ces défis, comment identifier les conditions pour réussir une innovation dans les paiements dans une logique de création de valeur ajoutée et de différenciation ? La porosité croissante entre le physique et le digital impose de nouveaux parcours de paiements pour coller aux besoins des consommateurs et des créanciers. Les banques répondent donc par de nombreuses initiatives afin de réussir cette mutation et d’adapter les systèmes et les infrastructures pour rester les acteurs centraux de ce métier et éviter une désintermédiation destructrice de valeur pour leur écosystème.

Classification JEL : E42 G20 O33


Jean-Yves Forel

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Bitcoin pour remplacer les devises ?

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Les monnaies digitales peuvent-elles remplacer les devises ? Un examen détaillé du protocole Bitcoin montre que cette prouesse conceptuelle et technique est encore loin de pouvoir jouer le rôle de monnaie, mais qu’elle a suscité des innovations dans la technologie financière qui pourraient avoir une grande portée dans les systèmes de paiement.

Classification JEL : E42 G20 L86 O33


François R. Velde

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Dark pools et trading haute fréquence : une évolution utile ?

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Les développements technologiques et réglementaires ont favorisé l’essor de deux phénomènes majeurs associés à plus d’opacité : le trading haute fréquence (THF) et les dark pools. Une transaction sur deux est désormais le fait du THF. Les dark pools attirent respectivement 10 % du volume de transactions en Europe et 20 % aux États-Unis, notamment en raison des traders haute fréquence ciblant les ordres non informés qui s’y échangent. Les études académiques montrent que les coûts de transaction n’ont jamais été aussi faibles sous la pression concurrentielle du THF. Ils sont toutefois stables depuis 2009 alors même que la vitesse ne cesse d’augmenter. L’efficience des marchés s’est améliorée grâce à l’activité d’arbitrage du THF. Cependant, plus le volume d’échange se déplace vers les dark pools, plus le risque d’une dégradation de la liquidité et de l’efficience augmente. Si l’on ajoute le risque de distorsion de concurrence et le risque opérationnel et technologique, les régulateurs font face à des enjeux de plus en plus complexes.

Classification JEL : D40 D53 D62 G14 G20 L10


Fany Declerck Laurence Lescourret

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Liquidité des marchés obligataires et innovation technologique

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L’évolution actuelle du fonctionnement des marchés obligataires s’accompagne de la perception d’une dégradation de leur liquidité, porteuse de risques pour la stabilité du système financier. La réalité est plus nuancée et les indicateurs traditionnels apparaissent parfois en contradiction avec l’intuition des participants. L’altération de la liquidité semble affecter surtout les segments qui ont historiquement peu de profondeur de marché, et se manifeste davantage par une hausse de la volatilité et une réduction de la taille des transactions que par des variations de leurs prix. Cette mutation est due à une variété de facteurs conjoncturels et structurels, au premier rang desquels se trouve l’innovation technologique. En favorisant la baisse des coûts de transaction et en démultipliant les accès au marché, le développement du trading électronique a eu un impact positif sur la liquidité. Mais il a également permis l’émergence de nouveaux participants et de leurs stratégies algorithmiques dont l’impact sur la liquidité peut être déstabilisant. Les efforts engagés par les pouvoirs publics comme par le secteur privé doivent donc être poursuivis pour renforcer la transparence tout en veillant à ce que les conditions d’accès et de trading préservent la diversité des intermédiaires.

Classification JEL : G12 G23 G24


Denis Beau Marie-Laure Barut-Etherington

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Maîtrise des risques et régulation

La technologie est le meilleur garant de la gestion des risques sur les marchés financiers

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Le trading, la compensation et le règlement d’instruments financiers ne sont aujourd’hui plus envisageables sans l’intervention de la technologie. Toutefois, la technologie seule ne suffit pas à créer une infrastructure de marché financier solide, conforme aux attentes des autorités de réglementation et des intervenants du marché, facilitant la gestion des risques et garantissant de faibles coûts opérationnels. Cet article décrit deux programmes axés sur la technologie, créés par les autorités publiques et placés sous leur surveillance (le CLS et la GLEIF) en vue de limiter les risques pour les intervenants sur les marchés financiers. Il explique en quoi ces programmes aident les autorités à éviter et atténuer des risques systémiques dans leurs économies respectives. Les objectifs de chacun de ces programmes ne pourront toutefois être atteints que si les autorités publiques et les intervenants du marché coopèrent et mènent une action concertée.

Classification JEL : G10 G23 G24 G28


Gérard Hartsink

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Nouvelles technologies et protection des épargnants : l’action de l’AMF

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Les nouvelles technologies favorisent l’émergence de nouveaux canaux d’intermédiation financière afin de mieux orienter l’épargne vers les besoins des investisseurs et de l’économie, et de réduire la dépendance des entreprises vis-à-vis des financements bancaires. À travers trois exemples, cet article illustre les enjeux inédits qui se posent au régulateur financier. Le développement des nouvelles technologies doit être accompagné et encouragé, mais il convient de prévenir et d’agir contre toutes les pratiques abusives qui peuvent faire surface dans le sillage des outils en ligne. Les plateformes de forex constituent à ce titre un exemple type d’offre qui n’est pas adaptée aux particuliers. À l’inverse, la mise en place de statuts réglementés et d’un label dédié au financement participatif contribue à sécuriser un nouvel outil de placement pour les épargnants qui, à terme, pourrait venir diversifier et compléter les sources traditionnelles de financement pour les entreprises. Enfin cet article s’intéresse aux médias sociaux en tant que nouvel outil de communication pour les acteurs financiers. Les médias sociaux permettent aux professionnels de proposer des expériences client particulièrement riches et innovantes, et peuvent contribuer à renforcer la qualité de l’information transmise aux investisseurs, pourvu qu’un certain nombre de bonnes pratiques soient respectées.

Classification JEL : D14 D18 G28 L86


Majdi Debbich Gérard Rameix

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Quelle régulation pour les nouveaux entrants dans l’industrie des paiements ?

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L’industrie des paiements est en mutation. Autrefois réservée aux seules banques, elle s’est ouverte au cours des dernières années aux nouveaux acteurs que sont les prestataires de services de paiements. L’innovation continue et la digitalisation de l’économie bouleversent une nouvelle fois ce marché. Non seulement de nouveaux concurrents continuent d’apparaître en s’appropriant des pans d’activités que les banques monopolisaient jusqu’alors, mais, en plus, de nouvelles technologies font évoluer les paiements. Le paiement mobile, le peer-to-peer, les paiements instantanés sont autant d’innovations que le marché devra intégrer au cours des prochaines années. Le cadre légal devait s’adapter et permettre aux nouveaux acteurs de rentrer sur ce marché pour le rendre encore plus compétitif. Le marché des cartes n’est pas en reste, visé lui aussi par la législation qui met en place un certain nombre de règles visant à le rendre plus concurrentiel.

Classification JEL : E42 G28 L86


Olivier Guersent

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Institutions financières et cybercriminalité

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Si les cyberattaques n’ont eu jusqu’à présent qu’une incidence limitée sur le secteur financier français, elles représentent néanmoins une menace sérieuse pour les établissements bancaires et les organismes d’assurance en termes de sécurité des systèmes d’information, de continuité d’activité et de protection des données. L’émergence de ces nouveaux risques suscite une attention élevée de la part des superviseurs. La réglementation sur le contrôle interne et sur la gestion du risque opérationnel constitue le socle des dispositifs de prévention mis en place, qui doivent s’accompagner du développement d’une veille proactive permettant de repérer l’évolution des menaces et de définir les moyens de se protéger. Les axes de progrès prioritaires identifiés par l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) concernent la gestion des droits d’accès et les outils de détection des intrusions dans le système d’information. La coopération entre tous les acteurs, publics et privés, apparaît en outre primordiale, tant pour mener des exercices de place et tester la robustesse des entreprises que pour améliorer l’identification des menaces par des échanges d’informations accrus. L’action du superviseur doit enfin s’inscrire dans un cadre européen et international afin de garantir la coordination des initiatives.

Classification JEL : G21 G28


Édouard Fernandez-Bollo

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Recension

Nouvelles technologies et services financiers

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La Revue d’économie financière consacre ce numéro au thème « monnaie, institutions financières et technologies ». Il m’a été demandé, dans un premier temps, d’effectuer une recension de travaux académiques consacrés au sujet dans le passé et les temps présents. Peut-être par manque de sources documentaires1, peut-être aussi en n’incluant pas les États-Unis dans […]

Pierre Simon

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Chronique d'histoire financière

Monnaie des pauvres, monnaie des riches au XIXe siècle

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La monnaie incarne le bien fongible par excellence, celui qui se laisse le mieux réduire à son seul statut de numéral ou d’incrément. Dans ces conditions, la monnaie devrait être le « médium universel », doté d’une sorte de neutralité instrumentale, économique et sociale. Or cette monnaie pure reste une vue théorique : non seulement la monnaie demeure jusqu’à aujourd’hui, comme l’ont […]

Patrice Baubeau

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Articles divers

La couverture des catastrophes naturelles et nucléaires : une source d’inspiration pour l’assurance des dépôts bancaires

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Dans un contexte de fragilisation du secteur suite à la récente crise financière, cet article s’intéresse aux systèmes de couverture des risques de défaillances bancaires, et plus particulièrement au système de garantie des dépôts. Par leur nature même, ces risques présentent une forte analogie avec des « grands risques » tels que les catastrophes naturelles ou nucléaires. Ceux-ci font l’objet de mécanismes de gestion et de couverture dédiés au moyen d’instruments et d’une gouvernance spécifiques. De tels procédés sont de nature à s’insérer dans la révision actuelle des systèmes de couverture des risques bancaires tant du point de vue organisationnel que financier. Nous considérons dès lors l’opportunité de comparer explicitement risques bancaires, catastrophes naturelles et nucléaires. Cette comparaison nous conduit alors à des préconisations pour le système d’assurance des dépôts.


Geoffroy Enjolras Mathieu Gatumel Philippe Madiès Ollivier Taramasco

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Le rôle et le pouvoir des agences de notation ont-ils changé au fil des accords de Bâle I, Bâle II et Bâle III ?

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Dans cet article, nous étudions les rapports entre un système de notation déjà ancien et devenu incontournable, et un autre dispositif qui a besoin, pour assurer sa propre légitimité, d’un système de mesure et de contrôle fondé sur des notes ou sur des comparaisons, les accords de Bâle. Les trois verrous traditionnels, intermédiation, réglementation, cloisonnement, qui servaient de garde-fou à la finance nationale et internationale, ont fini par sauter, et la révolution des 3 D – désintermédiation, déréglementation, décloisonnement –, auxquels certains ont ajouté le quatrième D de dématérialisation, a permis un développement considérable de la finance globale. Les graves déséquilibres que celle-ci a provoqués ou entraînés ont rendu nécessaires une surveillance suivie et l’application de règles prudentielles. Ces règles, difficiles à mettre en place et à imaginer ex nihilo ont bénéficié, dans denombreuxcas, de l’existence des agences de notation. Nous avons cherché à déterminer dans quelle mesure les agences de notation se sont développées et ont accru leur pouvoir grâce aux trois accords de Bâle successifs.


Jean-Guy Degos Oussama Ben Hmiden

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