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L'industrie de l'assurance et ses mutations

L’environnement dans lequel évoluent les compagnies d’assurance s’est fortement modifié depuis plusieurs années. Ce numéro propose au lecteur un état des lieux  très complet, en cinq parties, des mutations en cours dans l’industrie de l’assurance.

La première partie présente la situation du marché en France, aux Etats-Unis et en Europe, et les stratégies mondiales des compagnies. Puis est abordée la question du montant de  capital nécessaire aux compagnies, en particulier face aux nouvelles exigences réglementaires. Les troisième et quatrième parties sont consacrées aux défis spécifiques des branches vie et responsabilité civile. Enfin, la cinquième partie traite des conséquences de l'apparition de nouveaux risques, des mutations technologiques et sociétales.

La revue se poursuit par la chronique d’histoire financière consacrée aux analogies entre la fixation des taux d'intérêt de référence dans l'Italie médiévale et celle du marché monétaire international aujourd'hui. Enfin, le numéro se conclut par deux articles divers, le premier traitant du danger du trilemme pour le système monétaire international et le second de l'adaptation souhaitable des outils de l'analyse financière aux universités après leur passage à l'autonomie.

REF 126 L'industrie de l'assurance et ses mutations

publication : octobre 2017 312 pages

L'industrie de l'assurance et ses mutations

Introduction

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Depuis le début de la crise, l'univers de la finance mondiale a connu une profonde recomposition qui n'a pas épargné la (ré)assurance, même si celle-ci constitue une institution financière particulière qui a pu traverser cette crise sans dommage majeur, à l'exception des déboires d'AIG, lesquels étaient cependant liés à des activités quasi bancaires étrangères à toute opération d'assurance. De fait, l'assurance et la réassurance ont fait preuve d'une grande résilience dans la crise, […]

Philippe Trainar Stéphane VILLENEUVE

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La situation de l'assurance dans le monde

Panorama de l'industrie française de l'assurance

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L’assurance en France collecte plus de 200 Md€ de cotisations chaque année et dispose d’un portefeuille de placements de près de 2 300Md€, soit 103% du PIB. Ces différentes statistiques reflètent le poids économique et social particulièrement élevé de cette industrie, tant elle accompagne tous les Français, particuliers ou entreprises, à tous les stades de la vie ou de leur développement. En effet, l’assurance protège les Français et leurs biens (voiture, habitation, etc.) contre des risques de toutes natures. Elle protège aussi l’activité et les biens des entreprises, de plus en plus des conséquences d’une attaque informatique. En raison du succès de l’assurance vie, elle finance massivement l’économie, notamment, les entreprises (59%), mais aussi les États (33%) ; ces investissements prennent la forme d’obligations (71%), mais aussi d’actions (17%). Enfin, l’assurance française s’internationalise lentement avec un chiffre d’affaires réalisé à l’étranger en légère hausse, tout comme celui réalisé par des assureurs étrangers en France, signe d’une certaine maturité du marché français de l’assurance.


José BARDAJI

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Politiques économiques défendues par Donald Trump et le Congrès républicain : quelles conséquences éventuelles sur le secteur de l'assurance aux États-Unis ?

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L’élection de Donald Trump est susceptible de modifier sensiblement l’environnement économique dans lequel évoluent les compagnies d’assurance. Cet article se propose de décrire les changements proposés par le président et le Congrès républicain dans différents domaines – l’assurance santé, la réglementation, la fiscalité des sociétés et des personnes, le commerce international et les droits de douane, les services de conseil financier pour la retraite, etc. – et d’en déduire les conséquences probables pour l’industrie de l’assurance américaine dans cinq domaines. Toutefois l’ampleur de ces réformes et leur mise en œuvre effective dépendront des rapports de force existant à l’intérieur des partis politiques.


Steven WEISBART

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Les stratégies d'internationalisation en assurances

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Les grandes compagnies d’assurance sont confrontées à une multitude de défis qui appellent à une transformation profonde de leurs organisations, leurs ambitions et leurs modes de fonctionnement. Alors que les grands assureurs européens ont été dès le début des années 1980 les pionniers de la dynamique d’internationalisation à travers de nombreuses acquisitions transfrontalières au niveau mondial, l’évolution de leur environnement les contraint à s’interroger sur leur « raison d’être » à l’international. Les stratégies d’internationalisation depuis trente ans sont restées guidées par l’expansion géographique plus que par une convergence entre les produits vendus, réduisant ainsi les économies d’échelle potentielles. La régulation financière et les conditions de marchés, ainsi que les ruptures technologiques, poussent aujourd’hui les compagnies d’assurance à se recentrer sur des marchés stables et offrent de la visibilité économique et politique. Les exigences de rentabilité et de cohérence stratégique sont actuellement fortes et appellent à l’optimisation de la présence internationale plutôt qu’à son expansion foisonnante.


Denis Duverne Nicolas DESOMBRE Amélie de MONTCHALIN

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L'assurance face aux mutations réglementaires

Faut-il plus de capital en assurance ?

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Dans le contexte des crises financières récentes, le capital en assurances s’est régulièrement accru et le secteur apparaît suffisamment capitalisé dans l’Union européenne. L’entrée en vigueur de Solvabilité II constitue une nouvelle étape, avec l’introduction d’une mesure du capital plus adaptée à la réalité économique et à la nature des risques. En utilisant une valorisation économique du bilan des organismes d’assurance, la nouvelle mesure du capital introduite par Solvabilité II représente une vision de la juste valeur, mais rend son contrôle plus délicat, car potentiellement plus complexe et plus volatil. En effet, les fonds propres prudentiels sont désormais le fruit de calculs sophistiqués, reposant sur de nombreuses hypothèses qui appellent l’organisme et le superviseur à une vigilance accrue et un regard plus critique. Enfin, le capital en assurance nécessite aussi une certaine flexibilité dans sa gestion.

Particulièrement dans l’univers économique actuel, caractérisé par un niveau des taux durablement bas avec le risque d’une plus grande volatilité, la gestion du capital est primordiale, tant sur la politique de distribution que sur les moyens de financement. À ce titre, les organismes pourront affiner leur politique de gestion du capital en utilisant les nouveaux outils apportés par la réglementation, et notamment leur évaluation propre des risques (l’ORSA) et renforcer le dialogue entre leurs instances de direction et le superviseur.


Olivier de BANDT Frédéric HERVO

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Modèles macroéconomiques avec frictions financières et cycles d'assurance

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Certains marchés d’assurance sont sujets au phénomène bien connu des « cycles de souscription », composés d’une phase de tensions au cours de laquelle les primes et les profits augmentent alors que les capacités s’amenuisent, suivie d’une phase de relâchement caractérisée par des prix à la baisse et la reconstitution des capacités.

Ces cycles sont difficiles à expliquer dans le cadre classique des marchés financiers parfaits. Ils impliquent une certaine prédictibilité des primes, une corrélation entre le ROE (return on equity) des assureurs et les sinistres, ce qui semble contredire le principe d’absence d’opportunité d’arbitrage. Nous montrons que ces propriétés peuvent parfaitement s’expliquer dans un modèle d’équilibre concurrentiel avec frictions financières. Notre modèle étend l’approche classique de la théorie de la ruine à un modèle macroéconomique où les primes d’assurance sont endogènes et résultent de l’équilibre entre offre et demande de contrats. Les compagnies déterminent leurs politiques de souscription et d’émission ou rachat d’actions de façon à maximiser leur valeur boursière. Les primes d’assurance sont une fonction déterministe de la capitalisation boursière totale des assureurs.

Nos résultats expliquent pourquoi les primes d’assurance sont prévisibles ainsi que la corrélation entre ROE et sinistres. En fait, plutôt que de véritables cycles, les primes et les capacités oscillent entre deux valeurs extrêmes avec des renversements de tendance lorsque l’une de ces valeurs est atteinte. Notre modèle illustre la puissance de la nouvelle génération de modèles macroéconomiques avec frictions financières, initiée par Brunnermeier et Sannikov (2014), susceptibles de s’appliquer avec succès à l’analyse d’autres questions importantes pour les marchés d’assurance et de réassurance.


Jean-Charles Rochet Dominique HENRIET

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Les défis de l'assurance vie

Les défis du modèle de l'assurance vie dans un environnement de taux bas, voire négatifs

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L’assurance vie, principale composante de l’assurance française, doit son succès à sa capacité à répondre tant aux préoccupations de gestion à long terme du patrimoine que de protection contre les aléas de la vie des ménages français. Elle leur offre une liquidité totale, une rentabilité prévisible et un régime fiscal favorable. Or ce succès est aujourd’hui menacé par la baisse sans précédent des taux d’intérêt intervenue depuis la crise financière.

Cette baisse grève la rentabilité des nouvelles souscriptions et met à mal le modèle économique des compagnies. Pour autant, seules les techniques assurantielles paraissent en mesure de relever les défis de long terme engendrés par le besoin de protection de la population, notamment ceux liés au vieillissement. Le métier d’assurance vie doit donc nécessairement se renouveler pour s’adapter à cet environnement économique. Cela passe par une réduction des coûts et des frais de commercialisation supportés par les compagnies, par une évolution du cadre réglementaire et fiscal et enfin par l’émergence d’un modèle de services.


Antoine LISSOWSKI Jean-Baptiste NESSI

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Le risque de longévité est-il assurable ?

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Dans cet article, nous étudions la question de l’assurabilité du risque de longévité à travers le prisme de l’enterprise risk management (ERM). Nous commençons par identifier les différentes composantes du risque de longévité. Nous présentons ensuite les manières de modéliser, mesurer et détecter des évolutions de ce risque. Enfin, nous étudions les différents contrôles de risque possibles et les risques résiduels associés.


Nicole El Karoui Stéphane LOISEL

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La création de fonds de pension est-elle encore utile dans les économies avancées ?

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Le débat français sur les fonds de pension s’est limité à leur capacité à réduire les conséquences du retournement démographique, mais a occulté leurs autres avantages économiques par rapport au régime de répartition. Après avoir présenté les fonds de pension et leur grande diversité en matière de prestations, de faculté d’adhésion et de sortie, l’article présente leur place en France, où ils sont marginaux, et dans les autres économies avancées, ainsi que les enjeux socioéconomiques sous-jacents. Puis il présente et discute les principaux arguments longtemps employés en France pour s’opposer à leur développement. Les choses semblent toutefois évoluer avec la création par la récente loi Sapin du véhicule juridique et prudentiel nécessaire à leur développement. Reste à lui accorder un régime fiscal et social qui lui permettrait de jouer un véritable rôle de complément au système de répartition tout en participant au financement des entreprises françaises.


Philippe Trainar

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Les défis de l'assurance de biens et de responsabilité

Le marketing dans l'assurance : le tournant du digital

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L’industrie de l’assurance se caractérisait jusqu’ici par un marketing offensif, de masse, tourné quasi exclusivement vers la construction d’une image de marque. Cette image était destinée à inspirer confiance dans la marque et les produits, et à alimenter des réseaux de distribution traditionnels (agences ou réseaux salariés). Ce modèle est aujourd’hui remis en cause par la digitalisation croissante des canaux de distribution des assureurs. Cette dernière rend plus difficile la différenciation des offres, donc la construction de l’image de marque. Par ailleurs, elle ouvre un champ des possibles extrêmement vaste concernant le ciblage commercial, rendant obsolète le marketing de masse. Au total, elle constitue une opportunité majeure pour les acteurs qui sauront comprendre les codes du digital, tant dans la distribution des offres que dans le service rendu au client. Elle constitue tout autant une menace pour les autres.


Pierre-Alain de MALLERAY

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La couverture du cyber-risque

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La numérisation de l’économie, si elle est facteur de progrès, emmène son lot de nouveaux risques, cybercriminalité et autres formes d’attaques, qui viennent en éroder les bénéfices.

Alors que l’arsenal d’outils et de services de sécurité informatique se développe pour contrer les attaques, les entreprises sont à la peine pour en quantifier les impacts. Dans un contexte économique et géopolitique favorable aux attaquants, les États prennent conscience des risques et se dotent de réglementations de plus en plus globales. Le marché de la cyber-assurance est en construction et ses produits en phase d’ajustement. Alors qu’il jouit d’une croissance soutenue, il se heurte cependant à la méconnaissance d’un risque récent et évolutif et au potentiel de cyber-catastrophes qui freinent l’offre de réassurance. Gestion du risque par les assurés, environnement réglementaire adapté et développement de l’expertise chez les assureurs et les réassureurs sont les conditions pour que ce marché parvienne à maturité. Au-delà de sa seule couverture, le péril cyber est révélateur des transformations à venir dans le paysage des risques pour le marché de l’assurance et de la réassurance.


Sébastien HEON Didier PARSOIRE

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La responsabilité civile est-elle encore assurable ?

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Les compagnies d’assurance sont confrontées à une augmentation de l’assurabilité du risque de responsabilité et donc à des sinistres non envisagés au moment de la conclusion des contrats. Pour illustrer cet état de fait, l’article s’appuie sur l’évolution de la nature des préjudices déclarés par la Cour de cassation. L’assureur est donc confronté à une grande incertitude avec une méconnaissance du risque au moment de la conclusion du contrat et la modification potentielle et rétroactive de ce risque par le juge. Dans un second temps, l’article analyse la technique de la globalisation des sinistres utilisée par les assureurs pour limiter le montant de leurs engagements. Au final, si la liste des risques effectivement garantis s’accroît sans cesse, les assureurs mettent en œuvre des techniques et des moyens juridiques qui permettent de couvrir effectivement ces risques tout en maintenant leur solvabilité.


Jérôme Kullmann

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L'assurance face aux mutations des risques, des techniques et de la société

Médecine personnalisée, tests génétiques et assurance santé : une tension exacerbée entre antisélection et discrimination des risques

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Nous vivons actuellement l’avènement de la médecine personnalisée, souvent définie comme l’utilisation des caractéristiques génétiques individuelles à des fins de diagnostic, de prévention et de traitements médicaux. Ces avancées médicales et technologiques rendent urgente une réflexion sur les conséquences de cette nouvelle forme d’information sur le marché de l’assurance santé. Une décision fondamentale consiste à déterminer si l’information issue des tests génétiques doit ou non être révélée aux assureurs privés. Cet article présente d’abord les conséquences économiques qui découlent de la réponse donnée à cette question : discrimination des risques quand les assureurs ont accès à l’information génétique de leurs clients, et antisélection quand ils ne l’ont pas. Nous passons ensuite en revue les quatre formes de régulation de l’information génétique observées de par le monde, avant de présenter les principaux résultats d’une étude à la fois théorique et expérimentale que nous avons menée récemment, et qui a pour but de comparer deux régulations existantes. Nous concluons avec quelques pistes de recherche sur notre agenda.


David BARDEY Philippe DE DONDER

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Obligations catastrophes : comment les marchés financiers évaluent-ils les facteurs de risques naturels ?

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Les obligations catastrophes constituent une classe de titres financiers dont les rendements sont liés à la survenance d’événements naturels exceptionnels. En recourant à une nouvelle base de données exclusive, nous examinons les déterminants de la fixation du prix des obligations catastrophes (cat-bonds). Nous constatons que les cat-bonds sont des titres à faible bêta : elles sont peu exposées au risque de marché du marché boursier et (bien que dans une moindre mesure) au risque associé aux obligations de société. Leur prime de risque, nettement positive, ne s’explique pas par une exposition au risque systématique. Nous montrons que la réputation de l’émetteur a une incidence sur la tarification : les prix des obligations émises par des émetteurs inexpérimentés sont fixés avec une décote.


Augustin Landier Milo BIANCHI Michal ZAJAC

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Jusqu'où les compagnies d'assurance peuvent-elles investir dans le financement des dettes des PME/ETI ?

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Sous les effets conjoints d’une baisse des taux et d’une volonté politique de soutenir le financement de l’économie dans un environnement réglementaire contraignant pour les banques, la législation autorise depuis 2012 les compagnies d’assurance à allouer, sous certaines conditions, jusqu’à 5 % de l’épargne de leurs assurés dans le marché de la dette privée et à contribuer ainsi au financement des petites et moyennes entreprises. Après une description des caractéristiques du mécanisme de financement par dette privée non bancaire, l’objectif de cet article est de s’appuyer sur la théorie économique pour proposer une réflexion sur les avantages et les inconvénients d’un tel mécanisme.


Stéphane VILLENEUVE Jean-Paul DÉCAMPS

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Chronique d'histoire financière

Fixation des taux de référence : les leçons de la banque de la Renaissance

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Plusieurs années se sont écoulées qui nous ont permis de digérer un flot continu de gros titres consacrés à la manipulation du London interbank offered rate (LIBOR, taux interbancaire pratiqué à Londres) et aux enquêtes, aux règlements et aux réformes qui s'en sont suivis depuis 2012. Récemment la banque britannique Barclays a payé à quarante-quatre États américains 100 M$ d'amendes (qui […]

G. Geoffrey BOOTH Sanders CHANG

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Articles divers

Le danger du trilemme pour le système monétaire international

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On connaît le célèbre triangle d’incompatibilité (le trilemme) : parmi la fixité des taux de change, l’absence de contrôle des capitaux, la possibilité d’avoir une politique monétaire indépendante, il n’est possible de réaliser que deux de ces trois objectifs. Les banques centrales ont donc elles-mêmes rendu insupportable le choix dans le triangle d’incompatibilité en raison de l’instabilité induite des taux de change. Mais le retour aux taux de change fixes est aussi impossible, car ils seraient aussi déstabilisés par les flux de capitaux spéculatifs de grande taille. Quelle alternative pourrait être envisagée ?


Patrick Artus Cristina PEICUTI

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Les universités françaises depuis le passage à l'autonomie : vers de nouveaux outils d'analyse financière ?

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Le passage aux responsabilités et compétences élargies (RCE) a induit de profondes transformations dans la gestion financière des universités françaises, et certaines d’entre elles ont expérimenté des tensions financières à la suite de cette réforme. Dans un contexte de ressources publiques contraint, il importe d’identifier les zones de risque susceptibles de menacer l’équilibre budgétaire d’un certain nombre d’établissements, c’est-à-dire les zones d’incertitude pesant sur l’ajustement entre dépenses et recettes. On est également conduit à s’interroger sur l’existant en matière d’outils de gestion financière destinés à gérer ces risques. Cet article répond à plusieurs objectifs. Il développe une logique de gestion financière propre à l’objet d’étude « université », préalable nécessaire à l’étude de ses outils de gestion, en s’appuyant sur une double comparaison avec l’entreprise, ainsi qu’avec la collectivité locale. Cette comparaison se poursuit avec un état de l’art sur les outils de gestion financière que les universités sont amenées à déployer du fait des récentes évolutions réglementaires. Cet état de l’art nous conduit à la présentation de la notion d’équilibre budgétaire et à analyser les causes de difficultés financières rencontrées par les universités depuis le passage aux RCE. Enfin, l’article s’appuie sur le concept de soutenabilité budgétaire pour identifier une démarche d’analyse financière pluriannuelle à caractère prospectif. Il conclut sur l’importance de resituer les outils de gestion financière dans le contexte organisationnel de l’université et dans son projet stratégique afin qu’ils prennent toute leur signification et leur utilité.


Stéphanie Serve Louis François LE GLASS

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