Coûts et bénéfices de l'union économique et monétaire appliqués à l'Union Sovietique

Daniel Gros Directeur du CEPS. Contact : danielg@ceps.eu.L'auteur remercie chaleureusement Hans-Helmut Kotz pour sa contribution à une version antérieure de cet article.


En étudiant les coûts et les avantages d'une union économique et monétaire avec une application à l'ex-URSS, l'auteur incite à ne pas minimiser les avantages de la rupture, en élargissant l'analyse à la conduite des réformes et à l'ouverture des anciennes républiques ver les économies occidentales. D'un point de vue strictement commercial, l'union douanière prive par définition de la possibilité d'une politique protectionniste transitoire et sélective, qui peut s'avérer précieuse à cette étape de la transition. Une union douanière pourrait également être dangereuse pour certaines des républiques susceptibles de commercer plus avec les pays occidentaux qu'avec leurs anciens partenaires. Enfin, l'article démontre que les républiques les plus développées tireraient avantage à la création de leur propre monnaie, d'une part, et, d'autre part, n'ont pas plus intérêt à s'organiser dans une zone rouble, compte tenu de la spécialisation de la Russie, que n'ont intérêt les pays d'Amérique latine à rattacher leur monnaie au peso mexicain.

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