Do not follow this hidden link or you will be blocked from this website !

De la monnaire électronique à l'invention de la monnaire d'électron : en Lydie au VII e siècle avant Jésus Christ.

Jean-Marie Thiveaud Conseiller du président de l\'AEF, Conseiller scientifique, Cabinet du ministre de l\'Economie, des Finances et de l\'Industrie
Sylvain Piron
Sonia Bonnet-Bernard


À l'origine des technologies bancaires et financières : les premières pièces de monnaie métallique frappée dans un métal précieux vers le Vif siècle av. J.C., en Lydie, Asie Mineure. Plus de 2000 exemplaires de pièces d'électron ont été répertoriées, la datation du premier monnayage reste
délicate mais la majorité des chercheurs s'accorde pour la fixer dans la période 630-600. L'innovation monétaire coïncide aussi avec l'invention de l'écriture, des mathématiques, du calendrier, de l'astronomie ou de la philosophie. La plus grande partie de ces pièces est d'origine royale, le type le plus fréquent est celui du lion, figure classique de la glorification royale. Leur genèse est associée à un acte du souverain pour la dépense de la guerre, la rémunération des guerriers ou mercenaires. Avant et après la première frappe des pièces de monnaie par les Lydiens, les lingots estampillés étaient et restent en usage dans le Proche Orient pour les échanges marchands. La première distribution de pièces de monnaies s'apparente d'abord à un partage de la gloire, du «talisman de suprématie». Mais, le jour où, pour quelque motif, elles sont passées dans la circulation, leur pouvoir magique s'est mué en pouvoir d'achat. La pièce de monnaie métallique permet ainsi à tous ceux qui la détiennent de passer de l'acte unique et
primordial du rachat à la double opération de l'achat et de la vente.

Partager par email Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Google+