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Réseaux bancaires et financiers - une coopération multiforme sous fond de concurrence exacerbée

Albert Bressand Directeur de Prométhée


La finance électronique est désormais la figure jumelle de la finance classique, au sein d'un vaste « réseau de réseaux » dont les composantes stratégiques, humaines et informationnelles sont indissociablement imbriquées. C'est par l'arrière boutique - le back office- que les réseaux ont fait leur entrée dans l'univers financier, comme un ensemble d'outils logistiques. Mais le « cycle du réseau » comporte deux autres phases : celle des services à valeur ajoutée, et celle des nouvelles architectures de marché. La banque aussi bien que la bourse ont pénétré de plein pied dans cette troisième phase, placée sous le signe de la désintermédiation et de la ré-intermédiation . C'est comme «machines relationnelles» à part entière que doivent alors être appréhendés les réseaux autour des trois dimensions de la relation que sont le contact (assuré par l'infrastructure), le contrat (assuré par l'infotructure) et cette connivence que secrète l'infoculture propre à chaque réseau. Quatre types de configuration stratégique président aux coopérations : celle de la coopérative, du club, du réseau-leader et du réseau-tiers. Un accent particulier est placé sur le rôle des « clubs » et sur la nécessité d'une attitude plus stratégique qui en découle pour les grandes coopératives comme SWIFT, Euroclear ou CEDEL. Les diverses coopérations nouées autour des réseaux - sur le modèle par exemple des accords MATIFG-DTB - jouent déjà un rôle clé dans l'intégration monétaire et financière européenne, et les échéances de 1996 et 1999 se traduiront par un renforcement de cette dynamique.

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