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Stratégies de taux d'intérêt dans les pays d'Asie orientale : structures internes et liaisons internationales

Virginie Coudert * Chercheur associé, CEPII et EconomiX-CNRS.
Isabelle Bensidoun Économiste, Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII), Conseiller scientifique, Banque de France, Direction des changes et Économiste, CEPII
Laurence Nayman
Franck Martin


Cet article vise à évaluer l'intégration financière interne des pays de l'Asie orientale et à estimer leurs liaisons internationales. L'échantillon porte sur huit pays : la Corée, Hong Kong, l'Indonésie, la Malaisie, les Philippines, Singapour, Taiwan et la Thaïlande. Afin de capter d'éventuels changements récents, les tests sont menés sur données hebdomadaires sur une période récente. Une première partie rappelle les étapes de la libéralisation financière de ces pays. Afin d'évaluer l'intégration financière interne, l'impact du taux directeur contrôlé par la banque centrale sur les autres taux d'intérêt est testé par des relations de cointégration. De même, on estime la répercussion des taux call sur les taux internes. Les résultats invalident l'hypothèse de taux d'intérêt monolithiques, hypothèse qui est pourtant implicite dans la plupart des articles consacrés aux influences financières internationales sur la région asiatique. La deuxième partie évalue l'impact des taux américain ou japonais sur les taux d'intérêt des pays asiatiques, au moyen de tests de causalité à la Granger. Bien que l'échantillon porte sur des données très récentes, le rôle du yen apparaît très faible. Le statut dominant du dollar dans la région est confirmé. Cependant, les influences externes ne sont pas nécessairement répercutées à l'ensemble de l'économie.

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