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Des gains incertains : la libéralisation financière dans les pays méditerranéens

Daniel Ottolenghi Banque Européenne d’Investissement


Cet article analyse la réforme du secteur financier entreprise par un certain nombre de pays méditerranéens au cours de la décennie écoulée, ce qui comporte à la fois des risques et des avantages. Les conditions de départ propices à une libéralisation rapide n'étaient réunies dans aucun de ces pays. Néanmoins, l'Egypte et la Turquie ont pourtant avancé rapidement sur la voie de la libéralisation, cette dernière connaissant pendant ce processus deux crises financières, tandis que la Jordanie, le Maroc et la Tunisie ont adopté une approche plus prudente. Hormis peut-être en Jordanie, la situation actuelle est inquiétante car la surveillance bancaire reste insuffisante au sein de systèmes financiers aujourd'hui libéralisés, de sorte que le risque d'instabilité financière s'accroît. Le principal problème est celui de l'indulgence à l'égard des banques publiques qui détiennent d'importants portefeuilles de créances douteuses, qui, le plus souvent, correspondent à des prêts à des entreprises publiques.

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