Microfinance dans les pays du Sud : entre rentabilité et solidarité

Isabelle Guérin Université Lyon 2


Si la question de la pérennité des dispositifs de microfinance est aujourd'hui centrale, elle peut difficilement être dissociée de la question de la solidarité. À partir d'études de cas, cet article propose d'analyser dans quelles mesures pérennité et solidarité sont compatibles, tant en ce qui concerne la gestion des risques que la gestion des coûts. Concernant la gestion des risques, le crédit solidaire, basé sur la responsabilité conjointe des emprunteurs, est aujourd'hui l'instrument privilégié. La pratique montre toutefois que plusieurs conditions sont nécessaires pour que le groupe puisse jouer un rôle effectif d'autosélection et d'incitation. Concernant la gestion des coûts, notamment ceux liés à la croissance, deux issues sont envisagées. La première consiste à faire de la solidarité et de la pérennité un seul et même principe : c'est le principe des caisses autogérées. La seconde consiste à dissocier les deux dimensions en nouant des partenariats entre organismes de proximité et institutions financières.

Partager par email Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Google+