Quel taux d'actualisation pour le long terme ?

Christian Gollier * Toulouse School of Economics, Université de Toulouse-Capitole. Contact : christian.gollier@tse-fr.eu.Les recherches à l'origine de cet article ont reçu directement ou indirectement des financements de Engie, de EDF, de Total, de SCOR et de la chaire « Finance durable et Investissements responsables ». Elles ont aussi été soutenues par l'Agence nationale de la recherche à travers les contrats ANR-17-CE03-0010 - LONGTERMISM et ANR-17-EUR-0010.


Dans nos sacrifices pour améliorer l'avenir, faut-il favoriser le futur le plus éloigné en sélectionnant un taux d'actualisation décroissant avec l'horizon temporel, comme le recommandent certains écologistes et philosophes ? Ceci impliquerait une prise en compte plus importante de l'effet de serre et des déchets nucléaires dans nos analyses coût-bénéfice, au détriment d'investissements publics aux bénéfices plus immédiats comme l'amélioration de l'infrastructure de transport ou l'éducation. Dans cet article, nous montrons comment la théorie classique de la finance permet de répondre à cette question complexe de façon positive.

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