Le statut de coopérative est-il source d'efficacité dans le secteur bancaire ?

Emmanuelle Gurtner Maître de conférence à l’Université de Nancy 2 ; Professeur à l’Université de Nancy 2 ; Maître de conférence à l’Université de Nancy 2
Mireille Jaeger
Jean-Noël Ory * Professeur des Universités en Sciences de Gestion, Université de Lorraine, CEREFIGE.Contact : jean-noel.ory@univ-lorraine.fr.


La littérature retient deux critères de différentiation entre le statut bancaire de coopérative ou de SA : la notion d'intérêt commun et la structure de propriété. Le premier semble mal adaptées aux coopératives françaises, car leur taille et leur champ d'activité n'ont pas été contraints par l'existence d'un intérêt commun aux sociétaires, et parce qu'elles se situent sur un marché très concurrentiel et peu segmenté. Le deuxième semble prééminent. Dans une coopérative bancaire, la structure des droits de propriété va déterminer un profil d'organisation qui influencera l'efficacité. Les banques coopératives sont donc capables de soutenir la concurrence avec les banques SA, tout en ayant d'autres objectifs que la maximisation du profit. La concurrence les oblige à fonctionner efficacement sur le long terme, sans être contraintes à court terme par la nécessité de créer de la valeur.

Partager par email Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Google+