Juste valeur et évaluation des actifs : le point de vue des autorités prudentielles

Sylvie Matherat Directeur général adjoint, Banque de France. Contact : sylvie.matherat@banque-france.fr.


L'évaluation en juste valeur soulève un certain nombre de problèmes de principes et de grandes difficultés d'application pratique.
Au-delà des aspects techniques de mise en œuvre, deux questions se posent aux régulateurs :
- la juste valeur est-elle juste ? En d'autres termes, ce mode de valorisation est-il suffisamment prudent dans le contexte actuel d'incertitude économique et de méfiance des marchés ?
- la juste valeur ne va-t-elle pas introduire dans les comptes une volatilité artificielle préjudiciable à une bonne appréhension de la situation réelle des acteurs économiques et susceptibles de se répercuter dans les ratios prudentiels des établissements financiers ?
Cet article étudie, au regard de ces deux interrogations, les principales modifications proposées par l'IASB en matière de valorisation d'actifs financiers et essaie d'identifier les premières conséquences prudentielles de telles modifications.

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