UEM ou politique de l'autruche ? Les candidats à l'UE(M) face aux questions de politique budgétaire et monétaire

Willem H. Buiter Économiste en chef, Banque européenne pour la reconstruction et le développement


Ce papier aborde les conséquences du PSC sur la soutenabilité budgétaire et financière, et les risques liés à l'indépendance opérationnelle de la Banque centrale (BC).
Une mauvaise coopération entre autorités budgétaire et monétaire peut s'avérer coûteuse dans deux cas :
- lorsque le rôle de prêteur en dernier ressort a besoin d'être soutenu par la volonté du ministère des finances de recapitaliser la BC ;
- lorsqu'une déflation non souhaitée doit être prévenue ou combattue, mais l'arsenal monétaire conventionnel de la BC est épuisé. Une réduction d'impôt temporaire ou un accroissement des transferts, financés par l'émission de monnaie de base, stimuleront toujours la demande, pour autant qu'aucune inversion ne soit anticipée.
Dans la plupart des systèmes institutionnels, une injection massive de base monétaire requiert une coordination entre les autorités monétaire et budgétaire. Il est peu probable que l'indépendance de la BC survive à l'apparition d'une de ces éventualités, si la réponse des autorités budgétaire et monétaire se révèle inefficace.

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