Do not follow this hidden link or you will be blocked from this website !

La solvabilité des banques islamiques: forces et faiblesses

Anouar Hassoune


Les banques islamiques ne sont autorisées ni à recevoir ni à payer des intérêts, assimilés à l'usure prohibée (riba). Elles ne peuvent participer à des activités de financement que si elles portent sur la production ou l'échange d'un bien réel. La banque islamique partage donc les profits et les pertes de ses clients. En contrepartie, la banque islamique partage ses « profits » avec certains de ses déposants à terme. En termes de solvabilité, les banques islamiques perdent sur de nombreux terrains, notamment celui de la liquidité, ce qu'elles ont tendance à gagner en matière de rentabilité de leurs fonds propres. À l'aide d'un modèle théorique calibré, on montre que la rentabilité des capitaux propres des banques islamiques est moins volatile que celle de leurs homologues conventionnels. Enfin des présomptions empiriques étayent l'hypothèse d'une plus grande rentabilité de ces banques : elles ont la possibilité d'extraire une rente de financement du fait qu'une grande partie de leur clientèle n'exige aucune rémunération de ses dépôts à vue.

Partager par email Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Google+