L'évolution de la supervision bancaire et de la réglementation prudentielle (1945-1996)

Dominique Lacoue-Labarthe Professeur émérite, université Montesquieu-Bordeaux IV, LAREFI (Laboratoire d’analyse et de recherche en économie et finance internationale).


Les États-Unis ont longtemps assuré la stabilité financière par la supervision bancaire et le contrôle prudentiel. Les Européens avaient des Banques centrales fortes et des politiques du crédit qui rendaient superflus les contrôles prudentiels. Les deux systèmes échouèrent à éviter les crises systémiques en raison de la passivité des Banques centrales ou des incitations défectueuses propres aux structures prudentielles. Après 1973, avec l'interdépendance accrue des euromarchés, les États du G10 et de l'Union européenne renforcèrent leur politique monétaire et harmonisèrent leurs réglementations prudentielles. Le concordat de Bâle établit une responsabilité internationale des autorités de surveillance du pays d'origine et le ratio Cooke généralisa le modèle américain d'adéquation du capital. On s'efforcera par la suite de corriger les défauts de ces instruments par une meilleure maîtrise du risque moral qu'ils engendrent.

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