De Cooke à Bâle II

Armand Pujal


Le ratio Cooke, dont l'objectif fondamental était de mettre un terme à la dégradation des niveaux de fonds propres des banques internationales, est devenu, grâce à une méthodologie simple et à des principes forts, la référence universelle en matière de solvabilité. Dès lors, la complexité croissante des techniques de mesure, de gestion et de couverture des risques ne pouvait qu'en révéler davantage les limites et conduire à le réformer. Le dispositif Bâle II, par une forte sensibilité aux risques et une réelle flexibilité, constitue dès à présent le socle d'une nouvelle réglementation prudentielle, mieux adaptée à la diversité et à la complexité des activités bancaires. Ce nouveau dispositif ne marque cependant pas la fin de l'histoire de la réglementation prudentielle qui, comme tout processus, continuera de se nourrir de la pertinence de la réflexion et de la permanence du dialogue avec la profession.

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