Politique monétaire, capital bancaire et liquidité des marchés

Olivier De Bandt * Directeur d'Étude et d'analyse des risques, ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution). Contact : olivier.debandt@banque-france.fr. L'auteur remercie David Blache, Pierre Berthonnaud, Anne-Sophie Borie-Tessier, Bertrand Couillault, Emmanuel Point, Eric Fontmarty-Larivière et Cyril Pouvelle pour leurs remarques sur une version antérieure de cet article.
Christian Pfister * Banque de France ; Sciences Po. Contact : christian.pfister@banque-france.fr. Les vues exprimées sont celles de l'auteur et n'engagent pas la Banque de France, l'Eurosystème ou Sciences Po. L'auteur remercie Tanguy Aubert et tout particulièrement Franck Sédillot pour leur aide ainsi que Françoise Drumetz, Jacques Fournier et Pierre Jaillet pour leurs remarques, et reste seul responsable d'erreurs éventuelles.
Benjamin Sahel


La mise en place de Bâle II conduit à s'interroger sur le rôle du capital bancaire dans la conduite de la politique monétaire. L'article décrit les trois types de situations auxquelles les banques centrales peuvent se trouver confrontées. En période normale, la répartition des fonds propres bancaires entre établissements influence les mécanismes de transmission de la politique monétaire (« canal du capital bancaire »). En période de crise financière ou de risque systémique, l'existence de normes de capital n'exclut pas l'intervention ex post des banques centrales comme Prêteur en Dernier Ressort, notamment pour éviter des crises de liquidité sur les marchés interbancaires ou limiter leurs effets. Enfin, en cas de difficultés durables du système bancaire conduisant à l'inefficacité de la politique monétaire, les questions de la recapitalisation par l'État de certains établissements insolvables et de la fourniture d'une liquidité excédentaire par la Banque centrale se trouvent posées.

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