Bâle II et la procyclicité

Florence Béranger
Jérôme Teïletche
Jean-Christophe Boccon-Gibod


Une critique récurrente du projet de réforme du ratio de capitalisation des banques est son caractère procyclique. Le comportement des banques est par nature procyclique mais l'introduction d'une plus grande sensibilité du capital réglementaire au risque pourrait renforcer cette caractéristique. Cet article tente de faire le point sur cette question. Via l'impact du résultat des banques sur le capital éligible, la réglementation actuelle, le ratio Cooke, a pu accentuer le cycle mais cet impact est resté limité à certaines régions et périodes et certains secteurs. Nous analysons par quels mécanismes et dans quelle mesure la nouvelle réglementation est susceptible d'accroître la procyclicité. Une analyse contrefactuelle est notamment menée. Finalement, nous évoquons les pistes existantes pour limiter ce biais de la nouvelle réglementation.

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