Le yuan et le G20

Valérie Mignon EconomiX-CNRS, université Paris Ouest Nanterre La Défense ; Cepii.
Amina Lahreche-Revil CEPII, TEAM-CESSEFI et Université d’Amiens
Agnès Bénassy-Quéré
François Wat
Morgan Carval


Dans cet article, les auteurs cherchent à déterminer la marge d'appréciation du yuan, et à analyser les conséquences qu'aurait, pour la parité euro-dollar, un réajustement du taux de change du yuan et des monnaies asiatiques.
Tout d'abord, cet article rappelle les origines du régime de change fixe en Chine, dont le choix est indissociable de la stratégie de développement chinoise, fondée sur une ouverture privilégiant les exportations. Puis, il propose 2 mesures alternatives du taux de change d'équilibre du yuan, l'une fondée sur l'hypothèse que le yuan doit se comporter comme l'ensemble des monnaies des pays du G 20, l'autre fondée sur l'hypothèse que les monnaies du G 20 ont chacune une dynamique d'ajustement propre. Enfin, les auteurs étudient l'impact qu'aurait un réajustement du yuan et des autres monnaies asiatiques sur les déséquilibres mondiaux, mesurés par les distorsions de change subies par ces pays. Différents scénarios permettent de quantifier les conséquences d'une éventuelle coopération monétaire en Asie.

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