Maîtriser la croissance en Chine dans un contexte de mobilité internationale des capitaux

Guonan Ma Bureau de représentation pour l’Asie et le Pacifique, Banque des règlements internationaux (BRI).
Robert N. McCauley Département monétaire et économique, BRI.
Jean-Marc Boyer Ancien délégué général, Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) ; président, Assurances Conseil Études Boyer (ACEB). Contact : jeanmarc.boyer1@gmail.com


Tous les marchés internationaux ont réagi aux craintes d'un brutal ralentissement de l'économie chinoise causé par les mesures prises à l'encontre d'une une croissance excessive. En effet, le gouvernement chinois a réagi au récent rebond cyclique par un éventail de mesures administratives et de mesures touchant au crédit, à la liquidité et aux comportements prudentiels mais sans pour le moment durcir sa politique monétaire en relevant les taux d'intérêt de référence. Mais, dans quelle mesure l'accroissement des flux de capitaux transfrontaliers, sensibles aux rendements relatifs et aux anticipations de change, imposent-ils une contrainte aux responsables politiques chinois ? Depuis 2002 l'accélération des entrées de capitaux, en partie financée par le rapatriement par les banques chinoises de leurs avoirs internationaux dans les banques étrangères, constitue la cause principale de l'accumulation rapide par la Chine de réserves de change.

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