La gestion indicielle et la théorie des moyennes

Christian Walter Actuaire agrégé, Institut des actuaires ; directeur, Chaire « téthique et finance », Faculté des sciences sociales et économiques (FASSE), Institut catholique de Paris (ICP).


On avance l'hypothèse selon laquelle la gestion indicielle passive représente la résurgence dans la finance moderne de la théorie des moyennes de Quételet (1835 - 1869). On montre d'abord que la théorie des choix de portefeuille et la décomposition canonique du risque en finance (systématique et spécifique) sont dues à une intrusion non contrôlée de la théorie des erreurs (1809) dans les travaux de Markowitz puis de Sharpe. Puis on montre que le chemin qui conduit la profession de gestionnaire à indexer massivement les gestions d'actifs correspond intellectuellement à la mutation de la théorie des erreurs en théorie des moyennes. On suggère pour finir une sortie de l'indexation massive dans la gestion des portefeuilles.

Partager par email Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Google+