Entre la peste et le choléra : le détenteur d'obligations peut préférer la répudiation au défaut…

Loredana Ureche-Rangau *** Professeur des Universités, Université de Picardie Jules Verne, CRIISEA.Contact : loredana.ureche@u-picardie.fr. Sébastien Pouget remercie l'ANR pour son soutien financier au titre du programme Investissements d'Avenir portant la référence ANR-17-EURE-0010 ; il a bénéficié de l'aide financière et des ressources de la Chaire FDIR dans le cadre de la fondation TSE-Partenariat, un organisme de Toulouse School of Economics dédié à la recherche et soutenu par plusieurs donateurs dont la liste figure à l'adresse suivante : https://www.tse-fr.eu/fr/tsepartenariat.
Kim Oosterlinck SAFE Research Center, Goethe University Frankfurt. Contact : collet@safe.uni-frankfurt.de.Université Libre de Bruxelles ; Solvay Brussels School of Economics and Management. Contact : koosterl@ulb.ac.be.


Les dettes des États souverains souffrent régulièrement de suspensions de paiement. Le défaut, soit l'incapacité matérielle de faire face à ses obligations, ou la répudiation, soit le refus par l'État émetteur de reconnaître son engagement légal, sont d'ordinaire invoqués pour les justifier. Le défaut semble moins préjudiciable pour les détenteurs de ces titres. Dans ce cas, l'investisseur peut espérer soit une solution négociée, soit une reprise du service de la dette si l'État défaillant parvient à redresser ses finances. Dans le cas de la répudiation, ces deux éléments sont sans objet. La présente analyse montre, sur la base de l'étude de deux séries d'emprunts (roumains et russes), que les cours boursiers d'emprunts répudiés peuvent être supérieurs à ceux faisant l'objet d'un défaut. L'anticipation d'événements probables ayant une grande influence potentielle sur les cours permet d'expliquer ce phénomène.

Partager par email Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Google+