Le champs du risque opérationnel dans Bâle II et au-delà

Danièle Nouy Secrétaire général, Autorité de contrôle prudentiel (ACP).


L'importance croissante prise par le risque opérationnel a conduit le Comité de Bâle à décider d'en imposer la couverture par des fonds propres. Cette décision suppose d'être capable de le mesurer avec précision, ce qui n'est pas sans poser des difficultés compte tenu de la nature particulière de ce risque. Une définition du risque opérationnel centrée sur ses manifestations visibles, les pertes, a ainsi été retenue. Toutefois, cette définition s'est traduite par l'exclusion de certaines composantes du risque opérationnel. Afin de capter ces éléments de nature avant tout qualitative, une approche globale, davantage centrée sur les causes et la prévention, est nécessaire. C'est ce que prévoient le pilier 2 de la réforme de Bâle II, mais aussi certaines évolutions réglementaires françaises récentes, en matière par exemple de plan de continuité, de conformité ou d'externalisation.

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