Stratégie de Lisbonne et capital-risque en Europe

Philippe Jurgensen


L'objectif que s'est fixé l'Union européenne à Lisbonne en 2000 - devenir en dix ans la zone la plus compétitive du monde - sera manqué ; la Commission européenne vient de le reconnaître officiellement. Les causes de cet échec sont triples : un effort insuffisant pour la recherche-développement ; un taux d'activité trop faible surtout pour les jeunes et les seniors ; une transformation lacunaire des résultats de la recherche en innovations capables de rendre nos industries et services plus compétitifs. Pour inverser ce cours, il faudrait ranimer l'esprit d'entreprise et le goût du risque - mal valorisés aussi bien dans la psychologie collective que sur les marchés en Europe. Davantage de capitaux devraient s'investir dans la création et le développement d'entreprises innovantes. Les récents développements du capital-risque donnent un espoir : les montants collectés et investis dans l'UE approchent désormais ceux des États-Unis, même si la part du véritable « venture capital » demeure trop faible.

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