L'impact des technologies : pour le meilleur ou pour le pire ?

Édouard-François de Lencquesaing


La délocalisation des activités industrielles est une réalité qui s'impose et qui déjà par le passé a été pour l'Occident une source de création de richesses. Il est clair que la finance doit faire face à cette évolution inéluctable. Pourquoi ?
La finance est une industrie et réagit aux mêmes influences que les autres industries : recherche de masse critique, recherche de bassins d'emplois homogènes soit en terme de compétences, soit en terme de compétitivité des coûts.
Le processus de délocalisation n'est pas qu'un phénomène international. Il a déjà commencé dans les processus de réorganisation et de concentration des fonctions de marché et de traitements administratifs. Il comporte des limites dans plusieurs domaines : la technicité des métiers, les risques et surtout la concurrence avec le besoin de ressources pour le développement interne des pays hôtes. Mais au-delà de ces limites, faire face à ce risque nécessite de réelles initiatives du type « politique industrielle ». Ces initiatives doivent être inspirées par une réflexion stratégique définissant les axes de la compétitivité locale à renforcer et les moyens pour soutenir l'attractivité du territoire pour les activités financières retenues.

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