La Chine : accélération des transformations et nouveaux défis

Thierry Apoteker


Le processus d'intégration commerciale de la Chine au cours des dernières années et l'utilisation intensive des crédits bancaires comme mode de développement ont fait craindre une transmission forte et déstabilisante lorsque la crise financière globale a éclaté en septembre 2008. Le pays a cependant évité les effets les plus négatifs de cette crise, nonobstant un net ralentissement de la progression du PIB et des difficultés microéconomiques ou sectorielles plus prégnantes. Ce résultat a été obtenu grâce à une capacité de résistance initiale considérable, tirée des excédents externes précédents et d'une situation fiscale saine, et à une réaction de politique économique rapide et de grande ampleur, budgétaire comme monétaire. Par ailleurs, cette crise globale induit une accélération de transformations structurelles que les autorités chinoises souhaitaient depuis plusieurs années, en termes de rééquilibrage de la croissance, vers la demande intérieure d'une part, vers les provinces non côtières de l'autre, comme en terme de diversification commerciale et d'expansion des entreprises chinoises.

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